Sandfly Point - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Déceptions sur le Milford Track

Après trois semaines de travail au Te Anau Lakeview Holiday Park, en tant que Housekeeper, j’ai eu droit à quatre jours de repos consécutifs ! Pas une seconde d’hésitation, j’ai décidé d’en profiter pour faire une autre des Great Walks (les plus belles randonnées de plusieurs jours en NZ). Reste à choisir laquelle. Après ma randonnée sur le Kepler Track, je m’étais dit que ma prochaine balade serait le Routeburn Track. Mais finalement je décide de faire le Milford Track, la meilleure, soit-disant, de toutes les Great Walks.

D’après le dépliant (explications et carte du sentier), la randonnée se fait en trois jours avec une majorité du temps au fond de la vallée dans la forêt. Pas ce que je préfère. J’hésite un peu. Mais c’est mon unique occasion de faire le Milford Track. En effet, c’est presque l’ouverture de la saison « estivale », qui commence le 25 Octobre et dure jusqu’à fin Avril. Pendant cette période, effectuer les Great Walks ressemble plus à une visite guidée qu’à une véritable randonnée. En effet, pendant la saison, il faut payer (54$) et réserver sa place à l’avance dans les refuges pour dormir la nuit. Si toutes les places ont déjà été prises, eh bien il n’est pas possible de faire la randonnée ! De plus, il est obligatoire de payer 54$ pour un lit, même pour les gens possédant déjà un Backcountry Hut Pass (comme moi). Ce qui veut dire que j’ai payé le pass (100$) pour pouvoir aller dormir dans n’importe quels refuges, mais que durant la saison estivale, si je veut faire les Great Walks, je suis obligé de re-payer en plus !! (par contre je peux utiliser mon pass toute l’année sans problème pour tous les refuges se situant sur des randonnées « normales »).

Et concernant le Milford Track, soit-disant classée comme la plus belle randonnée au monde, tous les touristes se précipitent pour la faire, comme des papillons sur un lampadaire. Du coup pendant la saison estivale, il est impossible de trouver un lit de libre. Et oui, tous les refuges affichent complets des mois à l’avance ! De la folie. Bref étant en jour de repos, Samedi 22, Dimanche 23 et Lundi 24, c’est parfait ! La saison ouvrant Mardi 25, je peux faire la randonnée tranquillement sans avoir besoin de réserver ma place en refuge ou de re-payer en plus.

J’espère que je ne vous ai pas perdu en route, parce que c’est pas fini les complications ! Pour atteindre le début du sentier de randonnée, il faut prendre le bus jusqu’à Te Anau Downs (à une heure de Te Anau), puis le bateau pendant 45 minutes pour atteindre le bout nord du lac Te Anau ! Et pareil à la fin de la randonnée !! Il faut de nouveau prendre le bateau pendant une trentaine de minutes pour rejoindre l’entrée du fjord puis le bus pendant 2h30 pour revenir à Te Anau ! Et bien sûr il est impossible de faire ça par ses propres moyens. Il faut prendre les « Transport Package » proposés par trois compagnies : Tracknet, Trips & Tramps et Fiordland Water Taxi. Et le prix est de, tenez vous bien, 190$ !!

Quand j’ai vu le prix, j’étais prête à abandonner. Beaucoup trop cher pour une randonnée. Puis je me suis rappelée que je travaille au Lakeview Holiday Park qui possède la compagnie de transport Tracknet ! Ce qui veut dire, réduction sur les prix !! Du coup, quelques jours avant mes jours de repos je suis allée me renseigner à la réception. Problème, cela faisait presque deux semaines que le temps était mauvais et à part vendredi, le temps prévoyait d’être moche le weekend. Du coup, Napia, le gérant de Tracknet, m’a dit qu’il y avait une navette qui partait vendredi matin mais pour l’instant, seulement deux autres personnes avaient manifesté leur volonté de partir samedi matin. Ce qui n’est pas un nombre assez important pour mettre en place une navette. Du coup Napier m’a dit de revenir vérifier jeudi ou vendredi, si le nombre de personne intéressées avait augmenté, et que si c’était le cas, et bien pas de soucis, la navette partirait à 8h30 du matin et je ne payerais que 70$ pour l’intégralité des transports ! Alléluia !! Du coup j’ai prié très fort pour une amélioration du temps le weekend (ce qui veut dire plus de gens intéressés pour partir samedi), et je suis retourné vérifier vendredi. Et merci les dieux de la météo, une dizaine de personnes souhaitaient partir le lendemain. Du coup j’ai réservé ma place pour partir le lendemain.

L’organisation concernant la randonnée étant enfin réglée, Jiri et moi sommes allés faire nos courses alimentaires. En effet, je vais faire la randonnée avec Jiri, un jeune Tchèque arrivé au Holiday Park pour travailler lui aussi, il y a quelques jours et avec qui j’ai sympathisé. Comme il vient d’arriver en Nouvelle-Zélande, il ne possède pas encore de IRD number (Inland Revenue Department number), un numéro d’identification fiscale que chaque personne se doit d’obtenir pour pouvoir travailler ici. Du coup il ne peut pas encore commencer à travailler. Lui aussi étant intéressé par la randonnée nous avons donc décidé de la faire ensemble.

Jour 1. Octobre 2016 | 21.5 kilomètres

Samedi matin, réveil de bonne heure sous un beau soleil. Le bus part à 8h. Une quinzaine de personnes, chargées elles aussi de sac à dos plus ou moins gros attendent l’embarquement. Le chauffeur du bus nous rassemble et nous délivre un discours des plus effrayant sur la dangerosité de la randonnée. Selon ses dires, le Milford Track est une des randonnées les plus isolées du monde, dangereuse (ne vous écartez pas du chemin, ne traversez pas les rivières en crues, il sera très difficile de venir à votre secours si vous vous blessez sur le chemin, une personne est morte sur le sentier il y a quelques années, emportée par une rivière en crue, certaines zones sont dangereuses, notamment lors du passage du col où si en cas de vent fort combiné à de la pluie, il est possible de se déshydrater très rapidement voir même de mourir, etc) et il faut absolument posséder un beacon locator (une balise) afin que les secours puissent nous localiser en cas de problème.

Énumération du nombre de personne possédant une balise : une seule personne sur les quinze présentes. Oups. Le chauffeur invite donc les irresponsables que nous sommes à rester le plus près possible de la personne possédant la balise. « Be prepare to earn your life to this guy ». Mot pour mot, ce qu’à dit le chauffeur. Sur ces paroles alarmantes (et complètement inutiles comme vous allez le lire plus loin (à moins que vous soyez quelqu’un n’ayant jamais fait de randonnée et avec zéro sens des réalités)), nous quittons enfin le Holiday Park pour nous arrêter 5 min plus tard au DOC center situé juste à coté du camping. Les employés du DOC (gérant les parcs nationaux et les Great Walks) sont sensés nous refaire le même discours. Nous passons 15 minutes dans le centre sans qu’aucun discours ne nous soit délivré. Ça ressemble plus à un arrêt sponsorisé afin de nous faire acheter les produits vendus par le DOC (souvenirs, cartes des randonnées, produits de randonnée). Nous partons enfin pour de bon.

Une heure plus tard nous voilà arrivé à Te Anau Downs où le bus nous débarque. Nous embarquons dans une petit bateau conduit par Clint ! Le propriétaire du Holiday Park que j’ai rencontré il a un mois lorsque Allan, le papa de Julie (la dame de la ferme où j’ai passé deux mois à travailler auparavant) m’a amené avec lui visiter le début du Doubtful Sound. Ça me fait plaisir de le revoir. Quarante Cinq minutes de traversée sur le lac Te Anau à s’émerveiller du paysage et à sympathiser avec deux autres français. Malgré le vent froid qui nous cisaille un peu (étant assis sur le pont extérieur arrière), Jiri a un sourire jusqu’aux oreilles. Moi aussi.

Lake Te Anau - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Nous accostons enfin au bout Nord du lac. Petite discussion avec Clint puis nous commençons enfin, Jiri et moi, le début de la randonnée. Il fait beau mais nous sommes un peu frigorifiés suite à la traversée. Nous marchons d’un pas rapide pour nous réchauffer et essayer de mettre un peu d’espace entre nous et le reste du groupe afin d’être un peu tranquilles. Nous atteignons rapidement la rivière Clinton avec des eaux d’un vert fantastiques et en bordure de laquelle se trouve le premier refuge du sentier.

 

Clinton River - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Après avoir nettoyé, comme demandé, les semelles de nos chaussures afin d’éviter la propagation du Didymo, une algue invasive qui commencent à polluer les cours du Fiordland, nous continuons à travers la vallée Clinton alternant passages en « prairies » d’herbes jaunes et dans la forêt d’hêtres néo-zélandais. Le sentier monte très légèrement. Les quelques passages à l’air libre nous permettent d’apprécier la rudesse des montagnes nous entourant. À part ça, c’est majoritairement dans la forêt. Jiri et moi discutons des différences culturelles. Comme il ne parle pas très bien anglais, la discussion est parfois compliquée mais cela lui permet de pratiquer la langue, le seul moyen efficace pour réellement apprendre à parler une langue étrangère.

Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Nous croisons très régulièrement des panneaux nous rappelant que nous sommes en zone possible d’avalanches et qu’il est dangereux de s’arrêter.  « Beware. Avalanche risks. No stopping for the next 1km ». Pause déjeuner écourtée à cause d’une attaque synchronisée de Sandflies (monstre mi-mouche, mi-moustique, suceur de sang). Petite pause snack sous un abri d’urgence où nous faisons la connaissance d’un Weka, un gros oiseau néo-zélandais incapable de voler. Il nous tourne autour en quête de restes à picorer et il ne semble pas du tout inquiété par notre présence. En fin d’après-midi après un passage de plusieurs lits de rivières à secs nous rencontrons un jeune homme sans sac se dirigeant dans la direction opposée à la notre. Stephane, un Belge, qui a fait le trajet à l’envers jusqu’au refuge Mintaro où nous allons dormir ce soir. Les derniers kilomètres jusqu’au refuge sont tranquilles quoique un peu long. Le temps est beau et nous avons par moment une belle vue sur Mackinnon Pass et le mur impressionnant que forme le col.

Mackinnon Pass - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Absolument rien de compliqué pour cette première journée. Par contre nous arrivons au chalet, accueillis par des cris et rires d’un groupe d’une dizaine d’Américains qui ne connaissent apparemment pas les mots « respect » et « silence ». Après une journée de marche, avoir tout un groupe d’Américains qui font la fête dans le chalet, c’est pas ce que je préfère. Jiri et moi installons nos affaires dans le dortoir commun et redescendant pour préparer notre repas. Diner bruyant avec les autres Français présents sur la randonnée. Plusieurs Weka vagabondent dans les extérieurs du refuge. Nous allons nous coucher assez tôt, l’esprit fatigué par tant de bruit.

Jour 2. Octobre 2016 | 14 kilomètres

Rebelotte le lendemain matin. À peine réveillé, les Américains abreuvent l’intégralité du refuge de leurs rires et discussions inintéressantes. Nous petit-déjeunons rapidement et reprenons le sentier. Passage au lac Mintaro qui (contrairement au photos) n’a rien d’exceptionnel et ne nous montre spas ses jolies couleurs bleues-vertes.  Deux heures d’ascension pour atteindre le col sous un temps un peu couvert. Nous sommes poursuivis par les Américains qui crient tout le long de la montée. Au secours. Au moins, nous pouvons enfin avoir une jolie vue sur la vallée que nous avons arpenté hier et se rendent compte de son encastrement.

Vers la fin de la montée, nous voyons la brume matinale venant du fiord traverser le col et se disperser dans la vallée en dessous de nous. Les sommets sont encore recouverts de neige.

View of the valley - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Mackinnon Pass - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Le col se trouve aux environs de 1000m d’altitude. Un petit plateau recouvert d’herbes jaunes avec des petits lacs et un mémorial à l’explorateur Quintin McKinnon nous attend. La vallée de l’autre coté se dévoile par moments à travers la brume balayée par le vent. Le groupe des Américains arrive et la tranquillité des lieux disparaît. Ils s’amusent à prendre des photos en équilibre au dessus du vide ou à plonger dans le plus grand des petits lacs. Jiri et moi fuyons l’agitation. Arrivé au refuge d’urgence à 1154m, le plus haut point du col, quelques minute plus tard nous faisons une petite pause « snack ». Le temps se couvre de plus en plus.

View of the valley - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Mackinnon Pass - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Nous repartons sous une pluie fine. Le sentier descend fortement à travers la forêt. Un Weka nous attend en bordure du chemin. Décidément, le Milford Track est rempli de ces gros oiseaux. La chance ! Nous jouons à cache-cache un moment puis il finit par s’enfoncer dans les herbes. Nous traversons plusieurs cascades sous une pluie de plus en plus forte.

 

En début d’après-midi nous arrivons à l’abri d’urgence Quintin, situé juste à coté de la lodge Quintin, gros complexe avec hébergement et restaurant à destination des randonneurs faisant le Milford Track avec un guide. Pour l’instant, le lodge est encore fermée, le saison « officielle » n’ouvrant que dans deux jours. La taille de l’installation me parait un peu ridicule. Plus vraiment de sentiments d’aventure ou de véritable randonnée, pour moi, avec un truc pareil.

Après avoir déjeuné, Jiri et moi faisons un petit détour pour aller voir la Cascade Sutherland, une bonne heure allé-retour,impressionnante cascade de 580 mètres se déversant du lac Quill situé au dessus. En chemin nous admirons un étrange trou dans la montagne en face de nous. La cascade est impressionnante. Difficile de rester à ses pieds tant l’eau qui se déverse avec un bruit assourdissant, éclabousse les alentours.

 

Nous arrivons au refuge Dumpling vers 5h de l’après-midi et prenons les derniers lits disponibles ! 6 personnes arrivent après nous et sont donc contraints de dormir parterre ! Dans la salle commune, c’est de nouveau la fiesta mais heureusement la salle  possède deux zones séparées par un petit mur. Diner de nouveau en compagnie des Français dans un coin relativement tranquille. Retour à notre dortoir avec l’idée de nous coucher tôt pour nous lever à 6h le lendemain. Sauf qu’une partie du groupe des Américains font du yoga en plein milieu de la chambre. Bon. Jiri et moi allons faire un petit tour dans la nuit qui tombe, le long de la rivière Roaring Burn afin d’apprécier le calme. De retour au dortoir, le groupe est parti. Nous nous couchons rapidement. Nuit pas des plus reposante, puisque je suis réveillé plusieurs fois par les bruits de quelqu’un bougeant sur son matelas ou par un des Américains parlant dans son sommeil !! Ahahah. C’est tellement ridicule, que ça en devient risible.

Jour 3. Octobre 2016 | 18 kilomètres

Réveil et petit-déjeuné rapides et nous partons dans les premiers afin d’essayer d’avoir une dernière journée tranquille. Il fait gris et pleut. Rien de bien spécial pour cette dernière partie du trajet. Nous longeons les berges de la rivière Arthur, principalement dans la forêt. Le paysage ne varie pas beaucoup. La plus belle cascade des sentier (selon moi), la cascade Mackay se dévoile à nos yeux pour nous offrir un peu de variations. La couleur bleue de ses eaux est magnifique. Nous dépassons les quelques personnes parties avant nous (un papy néo-zélandais et un groupe d’Autrichiens (il me semble)). Les trois derniers kilomètres se font sur un large sentier recouvert de gravier qui fut construit par de prisonniers entre 1890 et 1892.

Nous arrivons les premiers à Sandfly Point, la fin de la randonnée. Il est midi. Nous avons deux heures à attendre avant que le bateau n’arrive pour nous amener au niveau de Milford Sound où se trouve l’arrêt de bus pour rentrer à Te Anau. Nous déjeunons appréciant la tranquilité des lieux, rapidement interrompu puisque le reste des randonneurs arrivent rapidement. Un impressionnant Phasme se prélasse sur une des citerne d’eau. Il fait presque dix centimètres de long ! Malgré le mauvais temps, la vue sur le début du fiord au loin reste magnifique, la brume ajoutant un aspect mystérieux aux lieux. J’ai l’impression de sentir vibrer dans l’air la puissance de la nature qui m’entoure.

 

McKay Falls - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Sandfly Point - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Un petit canot arrive vers deux heures pour charger une dizaine de sacs à dos. Suivi rapidement par un petit bateau ne pouvant transporter que huit passagers à la fois ! Un premier groupe embarque. Jiri et moi décidons de prendre la seconde navette. Trente minutes plus tard, c’est notre tour. Vérification de nos noms. Nous déposons nos sacs dans le canot puis embarquons dans le bateau.

Waiting for the boat - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Nous filons doucement sur la rivière, la vitesse étant limitée par les eaux peu profondes. J’apprécie la vue de montagnes autour de moi, géants fantomatiques plein de mystères. Hélas, le bateau ne fait pas le trajet prévu : celui-ci est sensé nous amener  dans le début de Milford Sound afin de pouvoir apprécier la vue du fiord et nous déposer au ponton d’embarcation des croisières. Et bien non, le bateau nous dépose sur une petite péninsule à l’embouchure de la rivière avant l’entrée du fiord ! Pas de vue pour nous ! Étant donné que j’ai déjà fait la croisière sur Milford Sound, cela n’est pas très grave pour moi mais pour Jiri et le reste des randonneurs la déception est grande. D’autant que vu le prix du transport (140$ tarif plein) la pilule a du mal à passer.

Views of Milford Sound - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Views of Milford Sound - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

C’est Allan, le papa de Julie, (la dame chez qui j’ai travaillé pendant deux mois dans une ferme laitière) qui vient nous récupérer. Je lui demande pourquoi le point d’arrivé n’est pas le même et il me réponds que c’est dû au fait que le bateau habituel, une plus grosse navette, a fait naufrage la saison précédente ! Apparement le bateau a heurté un rocher dans les eaux peu profondes de la rivière. Et il n’est toujours pas réparé ! Du coup la compagnie de transport utilise une petite navette, nécessitant donc beaucoup d’aller-retours pour transporter tous les randonneurs et il n’est pas possible de faire le grand trajet jusque dans le fiord, cela prendrait trop de temps. Quel dommage !

Waiting for the bus - Milford Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Nous embarquons dans la navette et attendons le reste des randonneurs. Mes compagnons de randonnée français avec qui j’ai bien sympathisé pendant les trois jours sont grandement déçus par la fin du voyage. Ils demande à Allan si il est possible de faire un détour avec le bus afin d’aller voir le fiord mais étant donné que nous avons déjà une heure de retour sur l’heure de départ qu’il manque encore des passagers, cela n’est pas possible. Les derniers retardataires arrivent enfin et nous partons en direction de Te Anau. Dans le bus les conversations s’arrêtent rapidement et le sommeil gagne la plupart d’entre nous. Faut dire que le mauvais temps, la fatigue et la déception n’aident pas.

Nous faisons un arrêt à The Divide, pour déposer un Écossais qui enchaine avec le Routeburn Track ! Il en a du courage ! Allan nous dépose vers 7h du soir, tout somnolent au Holiday Park, fourbus et n’ayant en tête qu’une seule envie : prendre une bonne douche chaude !

A well deserved nap - Milford Road - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Au final, que dire de cette randonnée sur le Milford Track. C’est une jolie randonnée, si vous aimez passer une majorité du temps dans la forêt. Comparé au Kepler Track, le Milford Track fut une déception. Surtout que nous n’avons pas pu faire la plus jolie partie (la vue sur le fiord). Et ce n’est absolument pas la plus belle randonnée de Nouvelle-Zélande ou du monde !!! Le DOC ou les brochures vendent la randonnée comme étant le top du top des randonnées, alors que dans la réalité ça ne l’est pas du tout ! Le Kepler Track et le Routeburn Track (troisième Great Walks dans la région) sont bien plus jolies, ainsi que de nombreuses autres randonnées en NZ. Et ce n’est en aucun cas la plus belle randonnée du monde ! Il existe en France et probablement dans de nombreux autres pays, des randonnée bien plus jolie que celle-ci. Enfin bon. Tout amateur de randonnées devrait la faire, afin d’apprécier la nature néo-zélandaise. Mais méfiez-vous du monde et ne vous attendez pas à être émerveillé.

Fin.

 

informations

Résumé : Le Milford Track est une des neuf Great Walks pour découvrir la nature néo-zélandaise. Deux / trois jours de randonnée dans les vallées couvertes d’hêtres néo-zélandais pour arriver à l’entrée du Milford Sound.

Location : Île du Sud. Le début de la randonnée se fait depuis Te Anau Downs pour finir à Sandfly Point à l’embouchure du Milford Sound.

Durée : De deux jours à quatre jours. Pendant la saison officielle, il est soit-disant obligatoire de s’arrêter à tous les refuges. Donc la randonnée vous prend quatre jours.

Distance : 53.4 kilomètres. Pendant la saison, la randonnée ne se fait que dans le sens Te Anau Downs à Sandfly Point.

dans le coin

View of Lake Mackenzie - Routeburn Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Routeburn Track

Deux jours de randonnée à travers les crêtes des montagnes du Fiordland et de magnifiques lacs. C’est probablmenet la plus belles des trois Great Walks de la région.

Kepler Track

Une randonnée de quatre jours vous emmenant sur les rives des lacs Te Anau et Manapouri et sur les crètes des montagnes Kepler.

carte

Map of New Zealand - Outline by FreeVectorMaps.com

Leave a Reply