Cheminement d’une vie à la recherche de sens

Comment se construire un avenir dans une époque de grands bouleversements ?
Depuis 2015 je chemine à la découverte d’autres cultures et d’autres modes de vie d’abord à travers plusieurs pays étrangers puis en France. Rencontres, confrontations et réflexions élargissent ma vision du monde et développent ma conscience écologique. La pandémie du covid19, les catastrophes climatique et biologique en cours et la nécessité de mettre en place des changements de vie majeurs orientent mes décisions quant à mon futur. Je travaille aujourd’hui à la construction d’un avenir le plus résilient possible à travers l’acquisition de savoirs liés à l’éco-construction, les low tech et les plantes et en évoluant vers un mode de vie centré sur la frugalité heureuse et le vivre-ensemble. 

Valeurs

Conception permaculturelle des écosystèmes.
Pratiques constructives vernaculaires et durables.
Espaces de vie hybrides évolutifs et co-habités.
Technologies low tech et permaingénierie.
Alimentation et santé naturelles et holistiques.
Biorégionalisme et réseaux coopératifs de ressources.
Démocratie du care et économie symbiotique.
Éducation populaire, savoirs ancestraux et émancipateurs.

Savoirs-faire

Spécialiste de l’éco-construction (en formation).
Autoconstruction de mon propre micro-habitat (en cours).
Accompagnement à l’auto-construction d’habitats légers (en formation).
Connaissance des plantes médicinales et aromatiques (en apprentissage). 
Pratique de la photographie et de la vidéo.
Design et retouche de sites internet associés à une démarche écologique.

Projets et chantiers

Depuis Août 2020, je découvre l’éco-construction et les plantes. D’abord à travers les wwoofings ou les chantiers participatifs puis durant l’année 2021 de façon professionnelle via une formation en éco-construction. Matériaux biosourcés, conception sobre et habitats légers m’attirent beaucoup. Je travaille également sur la retouche de site internet pour des paysans-herboristes et la photographie de leurs produits. Durant mon temps libre je construis mes premiers équipements low tech. 

Derniers projets

Enduits terre et chaux sur murs en paille porteuse
– Chantier participatif en Bretagne en Septembre 2020.
Rénovation d’une ruine (maçonnerie, charpente, couverture, isolation paille)
– Chantier participatif dans les Hautes-Alpes commencé en Novembre 2020 et s’étalant sur toute l’année 2021.
Extension en paille porteuse
– Stage chez Matières Vivantes dans les Hautes-Alpes en Mars 2021.
Retouche du site internet et photographie des produits pour Les Sens de Théus
– Travail pour des paysans herboristes dans les Hautes-Alpes s’étalant sur toute l’année 2021
Construction d’une maison bioclimatique (couverture, pose du plancher, isolation en balle de riz, cloison intérieure en BTC) 
– Stage chez Éco2Scop dans les Hautes-Alpes en Juin 2021.
Auto-construction de plusieurs équipements low tech (four solaire, marmite norvégienne, séchoir solaire)
– Projet personnel commencé en Juillet 2021.
Accompagnement à l’auto-construction de Tiny Houses
– Stage chez Tinyland dans la Drôme en Août 2021.

Brèves

Courts articles détaillant l’actualité de l’année en cours. En cette année 2021 je suis en apprentissage en éco-construction au sein du centre du Gabion à Mane dans les Alpes de Hautes-Provence. L’année est faite d’enseignements, de découverte des matériaux vivants, de stages dans les habitats légers et les maisons éco-conçues, de création d’équipements low tech, de réflexions sur l’avenir et d’exploration des Hautes-Alpes. 

Août 2021 | #low tech

Construire mon four solaire

Je profite de mon séjour à Tinyland et des vacances pour construire un four solaire. C’est mon premier « vrai » équipement low tech ! Après le potager, le séchoir à habits et les caisses, j’attaque le four. L’association Entropie qui travaille pas mal sur le low tech et le design libre propose sur son site des notices de fabrication de tout un tas d’objets dont le cuiseur et four solaires, la marmite norvégienne, le lombricomposteur, des tables et des outils. Je télécharge la notice du four solaire et je rassemble le matériel nécessaire à sa fabrication. Je récupère les plaques de bois dans la benne d’une menuiserie et dans les chutes des auto-constructeurs à Tinyland. L’isolation en laine de mouton provient de laine de mouton brute et de chutes d’isolation de tiny house et les plaques d’aluminum très fines pour la cuve viennent d’une imprimerie. La peinture et le joint pour l’étanchéité viennent de chutes des auto-constructeurs de tiny. Les deux vitres, les vis, les charnières, le fermoir et la plaque réflective sont achetées pour un total d’à peine cinquante euros. 

Agathe et Anton que j’aide beaucoup lors de mon stage à Tinyland me laissent utiliser leurs outils à ma guise et je pratique la scie sur table, la scie radiale, la visseuse, la ponceuse, la défonceuse et la lamelleuse avec plaisir. C’est l’occasion de découvrir et d’apprendre à utiliser de nouveaux outils ! Je commence la construction de façon un peu précipitée ce qui provoque des erreurs et m’apprend une bonne leçon. Il faut toujours concevoir à l’avance et construire avec soin. Je repars de zéro, récupère les erreurs et passe plusieurs soirs à monter mon four. Je plie la cuve, monte la structure en bois, insère l’isolation, assemble le cadre pour les vitres, attache le couvercle et réalise les finitions (ponçage, peinture, fermoirs et poignées). L’ensemble me plaît énormément bien qu’il soit un peu lourd (les plaques de bois récupérées étant plus lourdes que celles préconisées dans la notice). Tout le monde est impressionné du travail et cela me rassure après le léger fiasco du début. 

Vient le moment du test et je réalise un gâteau au chocolat qui cuit en deux heures et s’avère très bon. Le four marche ! Je continue sur ma lancée et cuisinant d’autres gâteaux, cakes et marmites mais la cuisson fluctue entre pas assez cuit et trop cuit. Il faut que j’apprivoise la durée de cuisson. Cuisiner avec le soleil est extrêmement gratifiant et encore plus satisfaisant quand l’outil a été construit par soi-même. 

Août 2021 | #voyage

Randonnée dans le Queyras

C’est les vacances au Gabion ! Après deux semaines de stage la formation se met en pause pour deux semaines. Je rejoins mes parents dans un gîte rural dans les Hautes-Alpes et j’en profite pour aller randonner durant quatre jours dans le parc régional naturel du Queyras. Un nouveau pays des Hautes-Alpes où je ne suis pas encore allée ! C’est un pays de caractère avec ses vallées alpines, ses montagnes de schiste, ses petits villages à l’architecture préservée. Deux heures de route depuis Gap pour s’enfoncer au coeur des montagnes sauvages. Je gare la voiture à l’Échalp au bout d’une des vallées magnifiques du parc pour monter vers le col Agnel. 1200 mètres de montée pour passer le lac Égorgéou, le lac Foréant et le col Vieux. Je bivouac à 2600m juste en dessous du col Agnel qui donne sur l’Italie. 

Le deuxième jour, je monte à 3000m puis redescends dans la vallée de Saint Véran, longeant le flanc de la montagne, passant à proximité d’une mine préhistorique de cuivre et admirant le paysage grandiose. Crêtes, mélèze, herbes jaunes et marmottes. Saint Véran est un bijou architectural. C’est un des plus hauts villages de France, à 2050m et les maisons anciennes sont absolument fascinantes. Un étage en pierre sur lequel s’élève deux étages en rondins de mélèze avec des coursives extérieures. Toits en bardeaux et lauzes. Parfaite architecture vernaculaire. C’est plus beau que les très beaux chalets savoyards et ça me rappelle les maisons traditionnelles japonaises. Le village est rempli de touristes. Je prends la navette gratuite et rejoins Aiguilles dans le fond de la vallée. Je bivouac au dessus du village sur d’anciennes terrasses parmi les herbes couleur or. 

Troisième jour, je remonte jusqu’à 2800m pour atteindre le lac du Grand Laus et le col du Malrif. La montée est dure mais très belle. C’est plus sauvage que les jours précédents. Des patous délaissent des brebis pour venir quémander des caresses. Je longe des crêtes rocailleuses jouxtant l’Italie où je ne croise absolument personne. Le ciel alterne entre soleil et nuages noirs. Le vent me siffle dans les oreilles. J’aperçois deux chamois. Je redescends 800m dans une petite vallée pentue pour finir vers 21h par trouver enfin le seul endroit plat pour poser la tente. Une grosse journée et mes jambes me le font sentir. Le lendemain je finis ma boucle par l’ascension du Mont Gilly à 2400m puis je redescends dans la vallée au niveau de Ristolas et prends la navette qui me ramène à l’Échalp à peine deux kilomètres plus loin. 

Chapitres

Mon cheminement depuis que j’ai créé Peregrinus Mundi en 2015 est organisé sous forme de chapitres. Ils correspondent à des étapes dans ma vie et regroupent articles, récits, photographies et vidéos en lien avec chaque période. Les premiers chapitres sont centrés sur le voyage et la découverte de cultures étrangères. Les chapitres suivants s’interrogent beaucoup sur le monde et mon mode de vie. Les derniers chapitres se concentrent sur ma transition vers un avenir plus résilient. 
Chapitre 1. Pérégrinations japonaises : Entre traditions et modernité. Voyage au Japon de Novembre 2015 à Avril 2016.

Chapitre 2. La terre du bout : Apprentissages en pays tranquille. Découverte de l’Australie et la Nouvelle Zélande de Mai 2016 à Juin 2017.
Chapitre 3. Le continent songeur : Errances dans l’outback. Vivre en Australie de Juillet 2017 à Septembre 2018.
Chapitre 4. Home spleen home : Dans les flocons de la désillusion. Retour en France et passage en Italie de Octobre 2018 à Juin 2019.
Chapitre 5. Confrontations : Périple à la découverte de soi-même. Traversées de l’Écosse et de Islande de Juillet à Octobre 2019.
Chapitre 6. Un pas vers l’avenir : Ouverture au monde. Vivre en en France et réfléchir à la suite de Novembre 2019 à Août 2020.

Chapitre en cours :
Chapitre 7. Métamorphose : Vers un avenir éthique et durable. Rester en France et vivre la transition depuis le 27 Août 2020.