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Derniers jours au Japon
Mon séjour au Japon touche à sa fin et j’en profite pour me balader dans les alentours de Tokyo et aller visiter le musée Ghibli.
Mitaka, Honshu, Japon © Claire Blumenfeld

Après dix jours en pleine nature, le retour à la civilisation me fait un choc. C’est presque trop bruyant, trop animé. Mon séjour au Japon touche à sa fin. Il me reste à peine une semaine avant de quitter le pays du soleil levant. Bien que j’ai un visa d’un an, après six mois passés à voyager au Japon, j’ai envie d’autre chose. Il y a tant de choses que j’aime dans ce pays mais tellement d’autres que je ne comprends pas et qui me font me sentir inconfortable. Et puis je me sens seule. La barrière de la langue est trop grande et je n’arrive pas à la surmonter. Plutôt que de m’obstiner, j’ai décidé d’aller voir ailleurs. En l’occurence, l’Australie. Six semaines dont trois avec mes parents pour aller explorer mon pays de naissance. Pour la suite on verra.

En attendant je passe mes derniers jours à visiter Enoshima, une minuscule île pas très loin de Tokyo sous une pluie presque torrentielle et à vagabonder dans la capitale. Avec les cerisiers en fleurs, ma vision de la ville en est différente de celle que j’ai eu en Novembre dernier

Et puis enfin, un des objectifs principaux de mon voyage, je me rends au musée Ghibli ! Il est là dans le quartier Mitaka, le bâtiment où la grande majorité de mes films préférés ont été mis en image. Hayao Miyazaki est probablement pas loin. Je suis excitée comme une puce en arrivant sur les lieux et l’émotion me submerge en voyant les petites figurines de Totoro ou les robots de Laputa. Des images des films me reviennent en vague. Que de souvenirs ! Je parcours plusieurs fois le musée, prenant plaisir à marcher dans les décors, éblouie devant la tonne de dessins préparatoires accrochés aux murs. La beauté des dessins me laisse sans voix. Si je pouvais, je les achèterais tous. Je me rends également à la projection des courts-métrages spéciaux visibles uniquement au musée. Malgré le fait qu’il n’y a pas de sous-titres, c’est un bonheur absolu. Passage au petit café et arrêt obligatoire au magasin de souvenirs pour vider mon porte-monnaie des quelques yens qu’il me reste.  Quelle visite ! Mais une déception me reste en travers de la gorge : c’est bien trop court !! Et il n’y a pas assez de contenu ! En à peine deux heures j’en ai fait le tour. Je m’attendais à quelque chose d’un peu plus consistant. De plus les photos sont interdites à l’intérieur. Mais c’est comme ça. J’ai enfin pu mettre les pieds dans le fameux musée Ghibli.

Fin Avril, je quitte Tokyo avec un pincement au coeur et un sentiment de délivrance. Peut être que je n’étais pas assez prête pour de voyage au Japon. Pas assez mature pour accepter et surmonter les difficultés. Et puis voyager seule pour la première fois dans un pays comme le Japon c’est un vrai challenge. Que j’ai à moitié réussi. Mon séjour au Japon m’a changé et m’a donné envie de continuer à voyager. Alors je vais suivre ce chemin qui s’ouvre devant moi et quand j’aurais grandi, quand j’en aurais de nouveau l’envie, quand je me sentirais prête, je reviendrais au Japon. C’est sûr. Il y a tant de choses à découvrir et à comprendre que mon voyage dans ce pays ne fait que commencer. Mata ne !

Vous suivez le Chapitre 1 : Pérégrinations japonaises

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Depuis 2015 je chemine à la découverte d’autres cultures et d’autres modes de vie d’abord à travers plusieurs pays étrangers puis en France. Rencontres, confrontations et réflexions élargissent ma vision du monde et développent ma conscience écologique. La pandémie du covid19, les catastrophes climatique et biologique en cours et la nécessité de mettre en place des changements de vie majeurs orientent mes décisions quant à mon futur. Je travaille aujourd’hui à la construction d’un avenir le plus résilient possible à travers l’acquisition de savoirs liés à l’éco-construction, les low tech et les plantes et en évoluant vers un mode de vie centré sur la frugalité heureuse et le vivre-ensemble

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