Carnets de voyages et récits de transition vers un avenir éthique et durable

Je m’appelle Claire Blumenfeld et je tiens Peregrinus Mundi depuis 2015. Ce site suit mon évolution dans la vie sous forme de chapitres. Les chapitres I à VI présentent principalement des récits de voyage et photographies. Le chapitre VII suit ma démarche de transition vers un mode de vie basé sur l’écologie et le bien-être à travers trois approches qui m’intéressent particulièrement, la permaculture, l’herboristerie et l’éco-construction.

Takayama matsuri
Des étoiles plein les yeux, lors du superbe Takayama Matsuri dédié à la célébration du printemps et aux bonnes récoltes.
Takayama, Honshu, Japon © Claire Blumenfeld
CARNET

Du 14 au 15 Avril, a lieu le fameux Takayama Matsuri dédié à la célébration du printemps et aux bonnes récoltes. C’est un des plus beaux festivals du Japon. À l’occasion du festival Sannô, chaque quartier de Takayama présente un char ou Yatai décoré qui parade en un long cortège autour du sanctuaire Hie-Jinja. Les Yatai viennent d’ailleurs d’être classés “Biens immatériels de la culture japonaise” par l’Unesco depuis Janvier 2016. Le festival a lieu deux fois par an. En Automne et au Printemps. En Octobre le cortège parade autour du sanctuaire Hachiman-gû et en Avril c’est au tour du sanctuaire Hie-Jinja. C’est mon premier Masturi et je ne compte bien ne pas en manquer une miette. 

Je débarque en milieu de journée. La ville bourdonne d’animations avec des gens en kimono et costumes traditionnels un peu partout. Des petites échoppes de rue vendent les spécialités du coin ou les habituels brochettes de dango. Des cerisiers en fleurs illuminent la ville le long du canal. Au hasard des déambulations, je tombe sur une multitude de chars tous plus beaux les uns que les autres. Les Yatai, chars mobiles éblouissant de couleurs et de décorations sont un délice pour les yeux. Tout autour s’affairent des locaux en costumes magnifiques déplaçant les chars à intervalles réguliers ou finissant les dernières retouches. 

En soirée, les rues se vident un peu et j’en profite pour dîner d’un assortiment de nourriture glané au fil des échoppes ambulantes. Tout est très bon. La tombée de la nuit fait revenir la foule encore plus compacte que dans l’après-midi pour la magnifique procession de nuit. Clou du festival, les chars se parent de lanternes lumineuses et défilent dans la nuit les uns après les autres le long des rues de Takayama. L’effet est magique. Je reste un long moment, jusqu’à la nuit noir avant de m’en retourner à mon auberge d’une humeur festive et rêveuse.

Le lendemain les festivités reprennent de plus belles avec de nouveau des processions de Yatai et de nombreuses animations. Sur la place de la mairie, un spectacle de marionnettes sur un Yatai est en train de se dérouler. La sonorisation est horrible mais le spectacle est tellement beau que cela n’a pas beaucoup d’importance. Les karakuri ningyo, marionettes artisanales sont maniées par des fils manipulés par des personnes cachées dans le char. Jusqu’à huit fils peuvent être utiles pour manipuler une marionnette. À l’intersection d’une rue, un grand cercle de musiciens en costumes absolument extraordinaires jouent sur de petits tambours métalliques. Le son est très beau. Une procession de jeunes filles en kimonos rouge et blanc attire tous les regards. Le temps file et les rues se vident doucement. Le festival touche déjà à sa fin. Évènement à ne pas rater, Takayama Matsuri est certainement un des plus beaux souvenirs de mon séjour au Japon.

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25 avril 2016

Textes et photographies par Claire Blumenfeld

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