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Arrivée du printemps à Tajimi
Second mois de travail à Tajimi plus agréable que le premier et retour des bourgeons.
Tajimi, Honshu, Japon © Claire Blumenfeld
CARNET

Réchauffés par les beaux jours, les arbres et plantes se sont mis vers la mi-Mars à bourgeonner, tapissant la ville de touches de couleurs éclatantes. Les oiseaux se sont aussi fait plus nombreux et plus chanteurs remplissant les oreilles de gazouillis joyeux. J’ai profité des weekends pour aller me balader dans la ville et ses alentours, appréciant le soleil et le réveil de la nature. Les quartiers plus excentrés de Tajimi, s’étirant dans les collines sont beaucoup plus sympathiques que le centre-ville. Baraques la plupart du temps de style traditionnel, petites forêts de bambous, ambiance paisible, fleurs un peu partout. J’en suis venu à apprécier Tajimi et à aimer me balader dans ses coins plein de charme.

Vers le 26 Mars, ce sont les cerisiers qui se sont également mis à fleurir. Je pouvais presque suivre la floraison à vue d’oeil. Explosion de touches roses et blanches partout. Il y en a partout ! Peut importe où le regard se pose, il y a un cerisier en fleurs dans le champ de vision ! C’est impressionnant et très beau. Cela donne tout de suite de la beauté au lieu. Le spectacle a quelque chose de magnifique et d’émouvant à la fois. J’ai l’impression, lorsque les pétales sont toutes blanches, de contempler un arbre couvert d’une délicate et fragile couche de neige. Avant je ne comprenais pas très bien pourquoi les japonais faisaient tout un plat sur cette fameuse floraison des cerisiers ne durant que deux semaines. Maintenant je comprends mieux. C’est magnifique et comme c’est éphémère, cela rend la chose encore plus précieuse. Pendant deux semaines, le Japon semble magnifié. 

Mon second mois de travail à TYK fut différent du premier. Pour ce qui est du travail, il fut sensiblement le même (manuel et répétitif) mais à la place de travailler de mon coté toute seule, j’ai travaillé avec plusieurs équipes où j’accompagnais une personne dans son travail, ce qui rendait le travail plus intéressant et moins monotone. J’ai sympathisé avec de nouvelles personnes et l’atmosphère générale s’est réchauffée, avec plus d’échanges et de sourires. Je me suis fait au rythme de travail et à l’aspect “japonais” même si certaines choses ont continué de me surprendre : l’extrême réserve de quelques personnes, un certain conformisme, l’énonciation par coeur des principes de TYK tous les matins, une productivité limitée… 

J’ai aussi découvert des personnes moins conformistes et plus franches vis à vis de ce qu’elles pensaient de leur travail. J’ai eu l’impression de mieux m’intégrer dans l’entreprise. Et puis ma dernière journée de travail à TYK (détaillée dans cet article) m’a permis d’échanger sans barrières avec les chefs d’équipes et dirigeants de TYK dont le président actuel et a élargir ma vision de TYK. Fin Mars au moment de quitter TYK et les personnes avec qui je m’entendais bien, je me suis rendue compte que j’étais un peu triste. Malgré un début un peu morose, le temps aura passé bien vite et l’expérience aura été très enrichissante. L’au-revoir n’est pas définitif (pas encore) puisque je vais retourner à Tajimi le Vendredi 15 Avril pour fêter le Hanami avec tout les gens de TYK. Le Hanami est une coutume japonaise qui consiste à apprécier la beauté des cerisiers en fleurs, aujourd’hui principalement célébrer sous la forme d’un pique-nique sous les cerisiers. À TYK, cela se célèbre sous la forme d’un grand barbecue en extérieur.

Vous suivez le Chapitre 1 : Pérégrinations japonaises

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Depuis 2015 je chemine à la découverte d’autres cultures et d’autres modes de vie d’abord à travers plusieurs pays étrangers puis en France. Rencontres, confrontations et réflexions élargissent ma vision du monde et développent ma conscience écologique. La pandémie du covid19, les catastrophes climatique et biologique en cours et la nécessité de mettre en place des changements de vie majeurs orientent mes décisions quant à mon futur. Je travaille aujourd’hui à la construction d’un avenir le plus résilient possible à travers l’acquisition de savoirs liés à l’éco-construction, les low tech et les plantes et en évoluant vers un mode de vie centré sur la frugalité heureuse et le vivre-ensemble

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