Carnets de voyages et récits de transition vers un avenir éthique et durable

Je m’appelle Claire Blumenfeld et je tiens Peregrinus Mundi depuis 2015. Ce site suit mon évolution dans la vie sous forme de chapitres. Les chapitres I à VI présentent principalement des récits de voyage et photographies. Le chapitre VII suit ma démarche de transition vers un mode de vie basé sur l’écologie et le bien-être à travers trois approches qui m’intéressent particulièrement, la permaculture, l’herboristerie et l’éco-construction.

Arpenter la vallée de l’Iya
Découverte de la vallée de l’Iya au coeur des massifs montagnards et reculés de Shikoku.
Vallée de l’Iya, Shikoku, Japon © Claire Blumenfeld
CARNET

Vendredi 27 Novembre, départ en train à 9h du matin de Minami. Direction la Vallée de l’Iya. Située au coeur de la chaine montagneuse au centre de l’île de Shikoku, dotée de gorges profondes et d’épaisses forêts, le lieu est rentré dans l’histoire puisqu’à la fin du 12ème siècle. Lors de la guerre de Gempei, les derniers membres du clan des Heike (grande famille historique japonaise) après leur défaite contre les Minamoto, trouvèrent refuge dans la vallée. Apparemment leurs descendants vivraient toujours ici.

Six heures de trajet (avec une escale d’une heure), trois trains différents et quasiment la moitié de Shikoku parcouru. Le paysage défile sous mes yeux. Alternance de petites bicoques traditionnelles, de maisons plus récentes et de plantations agricoles. Le trajet du train suit une grande vallée où se concentre la plupart des villages des environs. Il fait vraiment chaud et le trajet est un peu long, je finis par somnoler. Vers 14h30 nous quittons la plaine pour nous engouffrer dans les montagnes. Les lieux se font plus escarpés. J’ai parfois l’impression que le train circule suspendu dans les airs. En milieu d’après-midi, j’arrive enfin à la station d’Oboke, une des gorges de la Vallée de l’Iya, mon terminus.

Quelques maisons sont accrochées à la montagne, concentrées autour de la gare et des deux principales routes. Le soleil a cédé sa place aux nuages. Après une petite discussion avec la dame tenant le point d’information au niveau de la gare, je m’oriente vers le Lapis Oboke à une quinzaine de minutes de marche à pied. Il s’agit d’un centre d’information, magasin de souvenirs et musée consacré à la géologie et aux yôkai du coin. Le trajet me donne un avant-goût de ce que je vais voir ces deux prochains jours : petites bicoques perchées en suspension au dessus de la rivière en contrebas, escaliers brinquebalants, petits sanctuaires un peu partout et la montagne.

J’arrive au Lapis Oboke et Ô miracle, il propose du wifi gratuit!! J’en profite pour vérifier mes mails, mes réservations et récupérer des informations. Je demande aux deux dames à l’accueil s’il existe des cartes de randonnées du coin, mais les seules cartes qu’elles me proposent ne sont pas très détaillées et ne montrent que les petites routes menant aux différents lieux touristiques. Moi qui voulait partir en randonnée dans les montagnes sur de petits chemins, j’ai l’impression que ça à l’air un peu compromis.

Le Lapis Oboke est un lieu très sympa, avec un petit magasin de souvenir et surtout un musée dédié aux yôkais locaux (créatures surnaturelles dans du folklore japonais) et aux pierres du monde entier. Je n’ai pas le temps de le visiter ce soir mais je reviendrais dans les prochains jours.

Je retourne à la gare d’Oboke pour téléphoner à l’auberge où je loge afin que le propriétaire vienne me chercher en voiture, comme convenu. Mais c’est peine perdue ! La dame que j’ai au téléphone ne me comprends pas et moi non plus ! Je téléphone donc à Michiko qui téléphone à l’auberge (Merci Michiko !!). Quinze minutes plus tard arrive en voiture un petit monsieur tout souriant qui m’amène donc à l’auberge, sur un petit chemin à flanc de montagne. Arrivée à l’auberge, enfilage de chaussons, puis découverte de ma chambre. Comme à Minami, tatamis au sol, cloisons coulissantes, mais en plus la chambre est gigantesque et il y a des décorations un peu partout : murs sculptés, dessins sur les cloisons, objets décoratifs, un superbe pot dessiné et… un arc japonais ! Un arc japonais gigantesque, très simple mais magnifique avec un carquois où je découvre des flèches. L’ensemble a été utilisé. J’aimerais bien savoir de quand il date.

L’auberge est en fait un espèce de ryokan tout neuf (auberge traditionnelle japonaise). On se croirait dans une maison d’autrefois. Mais avec des cloisons partout, zéro isolation sonore ! Croyant avoir affaire à un placard, je tire une des cloisons pour me retrouver dans la chambre d’à coté ! Heureusement que je suis la seule cliente ! Quand y’a du monde, merci la tranquillité. Le monsieur et la dame tenant l’auberge m’invitent ensuite au repas. Je me retrouve dans une pièce à coté de leur cuisine, typiquement de l’époque avec tatamis au sol, table basse et une alcôve au centre servant à faire du feu pour faire chauffer la bouilloire à thé qui pend du plafond ! Il ne manque plus que les kimonos, enlever la télé qui trône dans un coin, allumer le feu et on se croirait revenu dans le passé.

Sur la table m’attend une dizaine de plats différents : un poisson cuit, de la viande, un bol de riz, une orange, de la soupe miso, de la salade, des concombres et d’autres plats dont je ne connais pas les ingrédients. Je me dit que je ne vais jamais pouvoir tout avaler mais il s’avère que si. Et je mange tout, sauf une espèce de petite crème rose, beaucoup trop épicé pour moi, qui s’avère être après avoir demandé, l’assaisonnement pour la salade. C’est fait à partir de prunes salées ou “umeboshi” que l’on fait macérer dans du sel.

Après le repas, le monsieur et la dame me demandent ce que je prévoie de faire le lendemain. Je leur dis que je veux aller voir le pont Kazurabashi (un des derniers pont en lianes de la région). Il s’avère que c’est à une bonne vingtaine de kilomètres à pied. Ça fait loin ! Je vais donc devoir faire le trajet en bus. Ils se mettent alors à planifier tout le trajet, me montrent les horaires de bus, m’entourent le départ (8h56 à Oboke pour arriver à 9h25) et le retour (15h05 pour être revenu à 15h32 à Oboke) et me disent de les appeler une fois arrivé à la station d’Oboke pour qu’ils viennent me chercher en voiture pour me ramener à l’auberge. C’est très gentil de leur part mais j’avais prévu de vadrouiller tranquillement dans les montagnes. Je verrais demain. Je ferais surement une partie du trajet à pied (histoire d’aller voir d’autres lieux un peu moins touristiques) et l’autre partie en bus. 

Ensuite vient l’heure du bain. Le monsieur me conduit à une petite construction à l’extérieur (mon dieu, qu’il fait froid !), où se trouve un bain traditionnel japonais ! Un mini onsen pour moi toute seule ! Il me montre l’intérieur : l’endroit pour se doucher et un espèce de petit puit où l’on se plonge pour se relaxer. Il allume le feu sous le puit et me dit de revenir dans une vingtaine de minutes, le temps que l’eau chauffe. Le petit “puit” s’appelle en fait un  “goemonburo” (c’est une baignoire ronde avec la partie inférieure en fonte et dont le foyer du feu se trouve juste en dessous). Retour à ma chambre, où il fait un froid de canard où je déballe mes affaires. Je me rends ensuite au bain. Lavage éclair parce qu’il ne fait pas chaud malgré les volutes de chaleur sortant du puit. Propre, me voila prête à me plonger dans l’eau chaude, à faire l’expérience de mon premier bain japonais, mais impossible de rentrer dans l’eau ! C’est beaucoup trop chaud. J’ai l’impression que je vais m’ébouillanter. Je n’arrive même pas à poser le pied au fond ! J’ai beau rajouter de l’eau froid, ça reste beaucoup trop chaud. Comment font donc les japonais ? je me dis que si je sors tout de suite de la cabane, les propriétaires vont penser que je n’ai pas apprécié. Alors je reste là à grelotter pendant une bonne quinzaine de minutes à faire trempette du bout des doigts de pied. Même au bout de quinze minutes, l’eau reste toujours trop chaude pour moi. Avec un petit sentiment d’échec et de frustration, j’enfile mes habits et sors de la cabane. Le monsieur de l’auberge était rester dehors pendant tout le temps pour s’assurer que tout aller bien et pour s’occuper du feu ! Heureusement que je ne suis pas ressortie tout de suite. Il me montre les étoiles. C’est la première fois que je les vois depuis que je suis au Japon. Et je m’en retourne à ma chambre.

Le lendemain, je me réveil tôt pour un petit déjeuner traditionnel japonais, qui ressemble à un repas normal : thé, riz, soupe miso, poisson, algue séchée, autres plats inconnus au bataillon, mandarine et yaourt. De bon matin, j’ai un petit peu de mal à tout avaler. Je prends ensuite le bus qui me conduit au pont Kazurabashi. Le pont construit en lianes tissées fait 45 mètres de long est suspendu à 14 mètres au dessus de l’eau. L’origine de sa construction est incertaine. Une histoire raconte que ce sont les membres du clan Heike qui construisirent des pont en lianes de façon à pouvoir les couper en cas de poursuite ennemie. L’autre raconte que c’est Kobo Daishi, bouddhiste à l’origine du pèlerinage des 88 temples de Shikoku qui construisit le pont pour aider les villageois à se déplacer plus facilement. Arrivée à l’arrêt de bus, je m’attends à devoir marcher un peu dans la forêt à flanc de montagne pour rejoindre le pont mais non, il se trouve juste à coté de la route. L’endroit est complètement aménagé : parking, magasins de souvenirs, restaurants… Cela perd beaucoup de son charme. D’autant plus qu’il fait gris. Déçue, je me décide quand même à acheter un ticket permettant de traverser le pont. Heureusement la traversée me remonte le moral. Le pont est très beau et la traversée est très impressionnante : la structure parait fragile, les planches du pont sont espacées (on peut voir la rivière en contrebas) et le pont se balance sous les mouvements des touristes. Mieux vaut ne pas avoir le vertige ! Je reste un certain temps sur le pont, essayant de m’imaginer à quoi ressemblait le lieu autrefois. J’essaye de visualiser les habitants vêtus de kimono et geta (chaussures traditionnelles) traverser le pont tous les jours. Cela ne devait pas être facile.

Je vais ensuite jeter un oeil à la cascade Biwa-no-taki, cascade de 50mètres de hauteur, qui n’a rien de bien particulier. Tout le monde se fait prendre en photo devant. Je me balade un peu dans les alentours. J’ai froid, il fait moche, je suis déçue et j’ai un espèce de sentiment de déception coincé dans le cerveau : il est où le Japon des films de Hayao Miyazaki ? Ils sont où les yôkai et autres monstres folkloriques ? La seule chose qui me rappelle un peu le Japon ancestral, ce sont les petites baraques de nourritures qui font cuire des yakitori (brochette de poulet), yakisakana (brochette de poisson)dango (boulettes à base de mochi) et même des brochettes de pommes de terre.

Prochaine étape, une ancienne maison de samouraï (appartenant à la famille Kita) plus loin dans la vallée et à flanc de montagne. Un bus fait le trajet du pont Kazurabashi à un arrêt de bus situé dans un autre village en bas dans la gorge. Depuis l’arrêt de bus il faut quarante-cinq minutes pour accéder à la maison. Le prochain bus ne passe que dans une heure. Après discussion avec un autre chauffeur qui me dit qu’il me faut environ une heure et demie à pied pour rejoindre le village, je me mets en marche d’un bon pas. Enfin un peu de randonnée. Mais je marche sur la route. Une petite route de montagne certe, mais avec des voitures passant toutes les cinq minutes. Pas terrible. Au détour d’un virage, j’aperçois furtivement une petite dizaine de singes traversant la route et se déplaçant dans les arbres ! Ce sont les fameux macaques japonais à la face rouge. Cela faisait un petit moment que j’entendais des cris étranges que je pensais être un oiseau mais non il s’agit de singes. Apparemment la forêt à l’air d’en abriter pas mal.

Je continue mon trajet qui s’avère beaucoup plus long que prévu ! Il y avait en fait une bonne quinzaine de kilomètres à parcourir ! Après 3h30 de marche j’arrive enfin au petit village vers 14h. N’ayant toujours pas mangée, c’est avec bonheur que je tombe sur une échoppe minuscule faisant office de konbini du coin. Sandwich saucisse-mayonnaise, gâteaux et mandarines. Bonheur. Le dernier bus pour me ramener à la station d’Oboke passe à 16h40. Il ne faut pas le rater sinon je vais me retrouver coincée au milieu de nulle part. J’attaque l’ascension pour rejoindre l’ancienne maison de samouraï, 4,5 kilomètres plus haut. Une heure plus tard, j’arrive enfin à destination. Il fait toujours aussi moche, j’ai froid et je suis fatiguée. Personne en vue, pas un seul bruit, le lieu fait vraiment austère et triste. Je suis accueillie par une petite mamie, un peu surprise de me trouver ici. La maison est très belle (mais il y fait un froid glacial). Le  toit est en chaume avec une structure faite de bambous. Tatamis, shôji (portes coulissantes), âtre dans la pièce principale, poutres en bois sculptées, une armure de samouraï, vieux outils et poteries, la visite n’est pas très longue mais très intéressante ! En ressortant de la maison, je suis accueillie par quelques rayons de soleil ! C’est fou comme la vision du soleil peu vous remonter le moral. Étant un peu pressée par le temps, je décide de faire la descente en courant. J’arrive à l’arrêt de bus avec une avance de quinze minutes (ouf) mais avec les cuisses en souffrance.

Retour à l’auberge où une famille japonaise est venue passée la nuit. Ils sont logés dans la chambre à coté de moi. Adieu l’intimité. Heureusement ils ne sont pas bruyants du tout. Repas du soir (légumes en tempura (beignets frits), soupe miso, poisson, viande…). Deuxième tentative dans le goemonburo. Cette fois-ci l’eau est moins chaude et j’arrive à rentrer dans le bain ! Je me prélasse entourée de yuzu (hybride de mandarine et de citron). Complètement réchauffée et bien fatiguée, je m’en retourne à ma chambre.

Aujourd’hui, dimanche 29 Novembre, j’ai décidé d’aller visiter une autre gorge. Une petite statue d’un Manneken Pis surplombant une des gorges de la vallée de l’Iya avec un point de vue impressionnant vaut apparemment le détour. Je prends le bus qui me rapproche un peu et je finis le trajet à pied sur une petite route. Suite à ma descente en courant hier, j’ai les jambes douloureuses. Le temps est de nouveau gris. On trouve des petits sanctuaires un peu partout. Ainsi que de gigantesques araignées. Apparemment il y en a un peu partout au Japon, puisque où que j’aille je vois toujours la même espèce. Elles sont impressionnantes.

Une bonne heure plus tard, j’arrive à un hotel onsen très réputé perché dans un virage. Quatre jeunes japonais (trois filles et un garçon), me voyant arriver, se précipitent vers moi. Ils font des études de tourisme et veulent me poser des questions sur ce que je viens faire dans la vallée de l’Iya, pourquoi je suis venue, ce que j’ai vu… Comme d’habitude, ils sont surpris par le fait que je sois seule. La statue du Manneken Pis se trouve à cinq minutes de l’hôtel. D’après le folklore local, la statue serait un témoignage à la bravoure des voyageurs de passage qui auraient escaladé la montagne pour faire pipi au sommet, surplombant la gorge. Déception de nouveau, elle est juste à coté de la route. Décidément, rien de bien sauvage dans cette vallée de l’Iya. Je redescend à la station d’Oboke en bus où je mets le cap sur le Lapis Oboke. Pause déjeuner puis je vais visiter le musée. La partie sur les yôkai est très sympa avec quelques explications en anglais. Les yôkai de la région sont exposés haut en couleur dans de petites mises en scène. Certaines des représentations sont assez effrayantes. Au deuxième étage se trouve la partie consacrée à la géologie. Un nombre impressionnant de pierres sont exposées, toutes plus belles les unes que les autres (quartz, opale, sélénite, etc et même une météorite). L’ensemble du musée n’est pas très grand mais extrêmement intéressant.

Je ressors du musée pour aller voir une dernière petite gorge abritant une statue d’un des yôkai du coin : Konakijiji. Konakijiji prend l’apparence d’un vieil homme ou d’un bébé et attire les voyageurs inattentifs de façon à monter sur leur dos. Il se transforme alors en une pierre très lourde qui écrase le voyageur. Le lieu fait encore plus froid et austère que les autres gorges que j’ai visité. Surprise, le long de la montée sur la petite route, se trouve également les statues des yôkai locaux. Elles sont toutes plus effrayantes les unes que les autres. Je me sens devenir superstitieuse. J’arrive enfin à la statue de Konakijiji qui contraste avec les autres. Malgré sa légende, le yôkai a l’air assez sympathique.

Je m’en retourne à l’auberge contente de mon après-midi passée plongée dans la culture folklorique. Cette fois-ci je prends mon bain avant le repas. J’enfile un yukata magnifique (kimono léger). Celui-ci étant trop grand pour moi (en longueur), la dame tenant l’auberge ainsi que sa maman (âgée au moins de 80 ans je pense), passent un certain temps à me l’ajuster. Mon premier yukata !! Je dîne tranquillement et je m’en retourne à ma chambre.

Ces quelques jours dans la vallée de l’Iya furent sympathiques mais je suis un peu déçue. Le lieu est trop aménagé par rapport à ce que je m’imaginais et les chemins de randonnées sont inexistants. Je n’ai également vu que très peu d’arbres au feuillage rouge dont tous les guides et brochures de voyage vantent la beauté. À mon avis la période est déjà passée bien que ce soit encore la saions automnale. Demain départ pour Kôchi, de nouveau sur le littoral.

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2 décembre 2015

Textes et photographies par Claire Blumenfeld

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2 réponses

  1. Hey hey hey ! ça y est, c’est l’aventure ! Et le sport ! Je t’imagine trop descendre la montagne en courant (vite ! vite ! le bus ! ). Et c’est vrai que par rapport aux autres Konakijiji a pas l’air bien méchant (c’est peut-être en ça qu’il est fourbe finalement).
    Je l’attendais la photo en Yukata ! Superbe !

    Bisous ~

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