Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Dunedin, un bout d’Écosse au pays des Kiwis

Map of New Zealand - Outline by FreeVectorMaps.comUne heure de vol plus tard me voici arrivée à l’aéroport de Dunedin, à une heure de route du centre de la ville. Il fait beau et le soleil berce de ses rayons, les prairies qui composent le paysage. Me voila enfin sur l’île du Sud ! Ses champs et prairies à perte de vue, ses grandes zones montagneuses enneigées, son Fiordland et son climat hivernal. Parfait pour passer l’hiver ! ahahah.

Je prends le temps de déjeuner, mon estomac criant famine mais cela me fait rater la navette qui relie l’aéroport à Dunedin. Pas grand monde dans l’aéroport. Heureusement un autre chauffeur accepte sans aucun problème de faire le trajet pour moi toute seule ! Il me fera même payer moins cher ! Nous discutons le long du trajet et je fais l’expérience de l’accent néo-zélandais teinté d’un accent écossais. Très sympathique ! Le roulement des « r » fait toute la différence !

En effet, Dunedin est LA cité écossaise de la Nouvelle-Zélande ! Capitale de la région de l’Otago, Dunedin fut fondée en 1848 par un groupe d’Écossais. Son nom est la traduction écossaise d’Édimbourg, la capitale de l’Écosse. Dunedin se développera grâce à la ruée vers l’or de 1881 amenant avec elle une énorme masse d’immigrants attirés par les gisements d’or que l’on pouvait trouver dans la région.

Aujourd’hui Dunedin est la deuxième ville de l’île du Sud. Elle a gardé son ambiance écossaise et de jolis bâtiments à l’architecture impressionnante mais a troqué ses chercheurs d’or pour une population étudiante. Et oui, c’est Dunedin qui accueillit la première université fondée en Nouvelle-Zélande en 1869.

Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Je dépose mes bagages à l’auberge de jeunesse où j’ai réservé pour une semaine, On Top Backpackers, située dans le centre et à 2 minutes à pied de la bibliothèque (lieu essentiel de toutes les villes néo-zélandaise pour trouver du wifi gratuit). Mes « colocataires » sont tous là depuis pas mal de temps ! Laura, une irlandaise, travaillant dans un des pubs irlandais de la ville, The Bog, depuis 7 mois déjà, débarque dans la chambre. Dotée d’un caractère mélangeant extravertisme et cynisme, elle a un accent irlandais à couper au couteau que mes oreilles ont du mal à déchiffrer. Elle me fait rapidement le tour de l’auberge et me présente les autres colocataires.

Je sors de l’auberge et pars visiter la ville. Le centre-ville de Dunedin est principalement concentré autour de The Octagon, une place à huit cotés entourée de jolis bâtiments. De sympathiques maisons mitoyennes bordent les rues aux alentours et la gare est visible à l’autre bout de la place. Cela me fait plaisir de voir enfin une ville avec une architecture datant de plus d’un siècle.

 

Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

La gare de Dunedin est le joyau de la ville. Et bien que de taille modeste, c’est une des plus belles gares que j’ai vu. Conçue par George Troup et s’inspirant du style néo-Renaissance, son architecture mélange le calcaire beige d’Oamaru, la pierre bleue d’Otago, le basalte noir de Kokonga et du granite rose. Les tuiles du toit viennent de Marseille (Cocorico!) et l’intérieur abrite un magnifique sol de mosaïque. Auparavant decervant Christchurch (plus au nord de l’île du Sud), la gare ne propose aujourd’hui plus que deux lignes touristiques.

The Railway station - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Se balader dans Dunedin nécessite une bonne condition physique ! En effet le sol de Dunedin est une véritable montagne russe, la ville étant construite sur les collines entourant le port. Certaines rues sont sacrément en pente ! Dunedin possède d’ailleurs la rue la plus pendue du monde : Baldwin Street, à 35% d’inclinaison ! Autant vous dire que vivre ici pendant l’hiver est un sacré challenge. Les matins avec givre et neige sont particulièrement redoutables ! La ville possède un nombre de carambolages record pendant cette période de l’année.

Dunedin with snow on the Mount Cargill - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Comme Wellington, Dunedin m’a tout de suite plu. Le charme tranquille de la ville, sa population jeune et active, son architecture, sa location, l’accent des gens. Et puis la proximité avec la nature. Dunedin est entourée du port avec la magnifique Péninsule d’Otago qui s’étire vers la mer, de tout un tas de montagnes dont le Mont Cargill repérable de partout avec son antenne, d’un joli bord de mer avec les plages de St Kilda et St Clair, de falaises escarpées et de tout un tas de parcs (constituant la Town Belt) qui procurent de grands espaces de respiration en plein ville.

Jubilee Park - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Dunedin and Mount Cargill - New Zealand - © Claire Blumenfeld

St Clair Beach - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Dunedin with snow on the Otago Peninsula - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Rencontres au Jardin Botanique

Un des autres atouts de Dunedin est son Jardin Botanique. Parfaitement aménagé, se situant sur une colline après le quartier étudiant, le jardin possède une magnifique collection des plantes dont des eucalyptus et conifères de taille impressionnante ! Le meilleur plan est d’aller casse-croûter tout en prenant le soleil au sommet de la colline où se trouve un des coins les plus calmes du jardin. Écouter le chant des oiseaux, une brise fraiche sur le visage, l’odeur des pins dans les narines, tout en se dorant la pilule, immanquable !

Botanic Garden - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Et puis surtout (vous commencez à me connaître maintenant, ahahah), le jardin possède une belle collection de volières avec tout un tas d’oiseaux magnifiques ! Bien que je préfère largement que les oiseaux soient en liberté, pouvoir apprécier la vision à quelques centimètres de moi d’un Faisan doré, d’un Cacatoès banksien ou d’un Kereru (pigeon néo-zélandais) à quelque chose d’extraordinaire. Et c’est l’occasion de créer des liens !! J’ai passé presque trente minutes en compagnie d’un superbe Cacatoès banksien (noir tacheté de jaune) à échanger sur la vie, les relations et à commenter le style vestimentaire des gens qui passaient (ou du moins c’est ce que j’ai eu l’impression). Une discussion très intéressante et très drôle !

A couple of Long-billed Corella - Botanic Garden - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

 

Red-tailed black Cockatoo - Botanic Garden - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

 

Kereru (New Zealand wood pigeon) - Botanic Garden - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

J’ai aussi pu apprécier la vision d’un Faisan doré et sa parade nuptiale ! Que de couleurs éblouissantes. Un vrai spectacle ! Pendant la parade, le faisan poursuit la femelle, se place latéralement à elle et lui présente sa collerette déployée. Très intéressant à voir. Par contre, le faisan devait être confus ou tiraillé par ses hormones, parce qu’il faisait la cour à des femelles Colombine longup (pigeon à crête) ! Pas tout à fait la même espèce. Toutes les femelles Colombine de la volière y ont eu droit ! Sacrément déterminé l’animal mais hélas pour lui, sa technique n’eu pas grand succès.

Golden Pheasant - Botanic Garden - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Golden Pheasant and Crested bronze-winged dove - Botanic Garden - Dunedin - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Mauvaises surprises et réunion

À part les visites, j’ai passé mes dix premiers jours à Dunedin à m’occuper de choses administratives et à organiser la suite de mon voyage.

Première mauvaise surprise : pour obtenir mon Working Holiday Visa, je dois passer des examens médicaux ! Et oui, ayant passé les 6 derniers mois au Japon, je dois faire une radio des poumons pour certifier que je n’ai pas la tuberculose ! Chose incongrue puisque je suis entrée dans le pays avec un Visa touristique et je n’ai pas eu à faire d’examens médicaux. Hélas, aucun moyen d’éviter ça. J’ai deux semaines pour faire les analyses et envoyer les résultats sous peine de voir mon visa refusé. Rendez-vous donc avec le docteur pour faire un entretien et check de routine, prise de sang et prise d’urine et rendez-vous à l’hôpital pour faire la radio des poumons. Le tout pour la modique somme de 600$ !!! Qui bien sûr ne sont pas remboursés par mon assurance voyage, les examens médicaux n’étant pas considérés comme obligatoires (puisque je n’étais pas malade). J’ai eu du mal à avaler la pilule !

À part ça, deuxième mauvaise surprise : Moi qui pensais pouvoir trouver un job facilement à Dunedin ou dans les environs, eh bien ça s’avère compromis. Tout le monde à eu la même idée que moi et la plupart des jobs sont pris par les étudiants de la ville. Bon. Je commence par refaire mon CV au format néo-zélandais (bien détailler ses expériences, mettre en avant ses compétences et ajouter des personnes en références) et je commence à éplucher les sites d’annonces. De toute façon je ne peux pas commencer à démarcher tant que je n’ai pas reçu mon visa. Qui devrait arriver dans une dizaine de jours.

Du coup, je décide de faire un wwoofing en attendant la réception de mon visa et en attendant de trouver un travail. Le seul wwoofing se situant dans le centre de Dunedin est un centre Hare Krishna (courant de l’hindouisme) où le travail consiste à préparer des repas végétariens pour les étudiants de l’université de Dunedin. Cela semble intéressant, c’est très bien situé pour moi (et ma recherche de travail), cela me permettra d’apprendre plein de choses en cuisine et de découvrir une façon de vivre différente.

Pour contrebalancer ces déconvenues, je retrouve Sophie ! La jeune française que j’avais rencontré à Auckland. Effectivement elle passe quatre mois de stage à l’université de Dunedin à faire des études sur la maladie d’Alzeihmer. Et elle loge à une super auberge de jeunesse, Manor House Backpackers, bien plus sympathique et chaleureuse que la mienne. L’auberge est située comme son nom l’indique dans une grande et vieille maison, pleine de charme. Du coup, je passe quelques après-midi et soirée en compagnie de Sophie et des « habitants » du Manor House.

Le samedi 9 Juillet, je quitte enfin mon auberge pour me rendre au lieu du wwoofing, sous une pluie torrentielle, à pied et chargée de mes sacs à dos. Le trajet n’est pas très long mais principalement en montée ! J’arrive complètement trempée et en nage au « temple » de Hare Krishna (une grande baraque dédiée à la communauté) où j’ai prévu de passer une semaine ou plus en attendant de trouver du travail. Rendez-vous dans l’article suivant pour le récit détaillé et plein d’émerveillement de mon wwoofing chez Hare Krishna !

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