Carnets de voyages et récits de transition vers un avenir éthique et durable

Je m’appelle Claire Blumenfeld et je tiens Peregrinus Mundi depuis 2015. Ce site suit mon évolution dans la vie sous forme de chapitres. Les chapitres I à VI présentent principalement des récits de voyage et photographies. Le chapitre VII (à venir) suit ma démarche de transition vers un mode de vie basé sur l’écologie et le bien-être à travers trois approches qui m’intéressent particulièrement, la permaculture, l’herboristerie et l’éco-construction.

Activités et excursions autour de Dunedin
Découverte de la région de Dunedin et participation aux activités culturelles de la ville.
Otago, Île du Sud, Nouvelle-Zélande © Claire Blumenfeld
CARNET

Pendant mon séjour à Dunedin et chez Hare Krishna, j’en ai profité pour participer aux activités se déroulant dans la ville et pour découvrir les environs. Fin Juillet a eut lieu le Dunedin Chocolat Festival ! Pendant une semaine la ville propose tout un tas d’activités autour du chocolat, sponsorisées par Cadbury, une des deux principales compagnies de fabrication de chocolat et confiseries en Nouvelle-Zélande. En compagnie de Flor et Alejandro, deux volontaires chez Hare Krishna, nous sommes allés voir l’après-midi d’ouverture du festival. Plein d’activités étaient organisées sur l’Octagon (la place principale de Dunedin) mais surtout à destination des enfants. Quelques échantillons de chocolat gratuits ont néanmoins fait notre bonheur. Nous avons passé l’après-midi à observer les enfants s’amuser comme des petits fous. Et en fin de soirée, l’Octagon s’est illuminée de lumières bleutées et violettes et un joli feu d’artifice a explosé dans le ciel. Nous sommes rentrés au temple assez contents de notre journée mais un peu frigorifiés.

En fin de semaine a également eut lieu la fameuse Jaffa Race se déroulant sur Baldwin Street, la rue la plus pentue du monde ! 2,8 grammes de Jaffas (bonbons recouvert d’une couche de chocolat à la carapace rouge, produits par Cadbury), sont lâchés depuis le haut de Baldwin Street. Chaque Jaffa possède un numéro et la course est donc un gigantesque tir au sort. Les personnes ayant acheté les numéros des cinq jaffas arrivant en premier sont gagnants. Trois courses ont lieues les unes après les autres avec des couleurs de Jaffas différentes. Trois fois plus de chance de gagner ! Stormie, Flor, Alejandro et moi, attirés par l’évènement, prenons donc la navette gratuite afin de se rendre à Baldwin Street, située à dix minutes en bus du centre de Dunedin. La navette est un vieux bus très sympathique datant au moins d’il y a cinquante ans. À Baldwin Street la foule a déjà commencé à s’agglutiner autour des barrières. L’ambiance est bonne enfant. Nous trouvons un emplacement assez bien situé en bas de la rue et attendons le début de la course en observant différents groupes musicaux défiler sur le podium. 

Vers 11h30, la première course démarre enfin. Les petites boules rouges se ruent dans la pente à presque 100 km/h ce qui est très impressionnant mais rend la course très rapide. Pas le temps de dire ouf que la course est déjà finie ! Les gagnants sont annoncés puis une équipe de nettoyage gravit la pente afin de balayer les Jaffas restant coincés dans les irrégularités du sol. Le nettoyage lui prend du temps à l’inverse de la course. Pour nous faire patienter, rebelote, les groupes défilent sur le podium et des plaquettes de chocolat (goût jaffas, bien sûr) sont distribuées gratuitement. Je ne rate pas l’occasion d’en attraper une ! C’est bon mais ça colle beaucoup aux dents. La deuxième course se déroule de la même façon mais avec des Jaffas de couleur jaune, ce qui les rend plus visibles. Même déroulement pour la troisième et dernière course mais avec des Jaffas de couleur bleue cette fois-ci. Les gagnants repartent avec leurs lots et nous rentrons au centre avec nos plaquettes de chocolat. 

Un des jolis endroits à visiter proche de Dunedin est la Tunnel Beach, une petite plage accessible par, comme son nom l’indique, un tunnel creusé dans des falaises de grès. Après avoir pris le bus pendant une bonne demie-heure pour sortir de Dunedin, une petite balade d’une quarantaine de minute sur les falaises nous permet d’arriver, Sally et moi, à l’endroit en question. De nombreux étudiants ont eut la même idée que nous. Nous déjeunons sur un promontoire rocheux, les pieds dans le vide en regardant la mer s’engouffrer dans les arches naturels. Les vagues se fracassent sur les falaises dans un bruit impressionnant. Un petit tunnel permet d’accéder à une plage de galets où des jeunes s’amusent à tester leur capacité à rester dans l’eau froide le plus longtemps possible.

Un autre jour, c’est JMa (la responsable du centre Hare Krishna) qui nous emmène Stormie et moi, sur la côte Est à une quarantaine de kilomètres de Dunedin où se trouve Taieri Mouth, un petit village de pêcheur situé à l’embouchure de la mer et de la rivière Taieri. C’est aussi là que démarre une jolie randonnée de huit kilomètres à travers les gorges de la rivière Taieri. Stormie et moi gravissons le sentier dans les dernières lueurs de l’après-midi. Le sentier longe les rives de la rivière puis s’enfonce à travers une rain forest avant d’attaquer l’ascension des collines pour arriver à un joli point d’observation. La gorge Taieri s’étale devant nos yeux illuminée par les couleurs chaudes du couché de soleil. Cinq minutes plus tard le soleil à disparu derrière les massifs. Il ne fallait pas rater le créneau ! Nous redescendons au pas de course, ce qui n’est pas une bonne idée lorsque l’on marche dans un sol boueux. Bien sur, je finis par glisser et atterris le popotin dans la boue. Heureusement mon appareil photo est sauf.

Au bout de Dunedin, face à la mer, se trouve la péninsule d’Otago. Longue bande de terre, d’origine volcanique, la péninsule s’étend parallèlement à la terre ferme sur une vingtaine de kilomètres. Une dizaine de petits bourgs ont poussé dessus entre monts sauvages et prairies clairsemées. Ma première visite de la péninsule se fait en compagnie de Sophie. Nous nous rendons tout au bout à Taiaroa Head, afin d’avoir un aperçu de la mer et des Albatros Royal du Nord dont une colonie à élu domicile sur la péninsule. Hélas le temps est tout gris et les oiseaux sont absents. Nous repartons dans l’autre sens, afin de rejoindre Portobello, un petit bourg à plus de trois heures de marche où se trouve le seul arrêt de bus permettant de rejoindre Dunedin. Une bande de coq en liberté croise notre chemin. Le vent souffle fort et il fait très froid mais cela n’enlève rien à la beauté du paysage. À proximité de Portobello le soleil perce enfin les nuages et nous offre ses rayons de chaleur. 

Ma seconde visite de la péninsule se fait en compagnie de Sally afin d’ascensionner le mont Harbour Cone, colline à l’apparence d’un mini-Fuji à proximité de Portobello. Le soleil est au rendez-vous cette fois-ci. Le début du chemin traverse des prairies où paissent des moutons. Un vent à décorner les boeufs nous accueille alors que nous commençons la montée. Déjà que la montée en elle-même est sacrément rude alors en plus avec des rafales de vent pas possible, c’est un vrai défi ! Le vent est tellement puissant que j’ai même du mal à respirer. J’ai l’impression de me sentir comme Sam transportant Frodon au sein la montagne du Destin à la fin du Retour du Roi (troisième film du Seigneur des Anneaux). L’arrivée au sommet se vit comme une victoire contre les éléments mais notre appréciation du paysage est de courte durée. Il fait beaucoup trop froid pour rester très longtemps. Sally et moi apprécions rapidement l’étendue de la péninsule sous nos yeux puis repartons au pas de course en sens inverse. Une zone traître (de la boue recouverte par un peu d’herbe) nous tend un piège et nous finissons toutes les deux, les fesses parterre. Heureusement personne dans les envions pour assister à ce moment peu glorieux. Nous arpentons ensuite la péninsule pendant plusieurs heures en appréciant son paysage vallonné et son ambiance tranquille avant de mettre le cap sur Portobello.

En dehors de mes visites en compagnie de mes amis volontaires à Hare Krishna, je suis aussi allée à la découverte de la jolie région des Catlins, située entre Dunedin et Invercargill (plus au sud). S’étendant le long de la côte, The Catlins est une grande étendue naturelle faite de plages, de rain forests, de prairies et de tout petits bourgs éparpillés le long de la Southern Scenic Route. C’est donc en compagnie de Sophie et de son amie Jade, possédant une voiture (le seul véritable moyen facile pour découvrir les Catlins) que nous sommes parties pour une journée de découvertes. Jade est originaire de Nouvelle-Zélande et étudie elle aussi dans le département de Biochimie où Sophie fait son stage. C’est avec grande gentillesse qu’elle a décidé de nous emmener visiter la région. Départ tot samedi par un matin très froid et couvert de givre. Le paysage, à peine visible dans la lumière de l’aurore est recouvert d’une couche blanche qui le rend féérique. J’assiste à un magnifique lever de soleil depuis les fenêtres de la voiture, transformant le décor en un vrai bijou. Premier arrêt au bout des Catlins, Curio Bay, une jolie plage réputée pour être un spot de surf. Rien de spécial d’autant plus que le temps est gris. Point d’intérêt suivant : McLean Falls. Une jolie cascade accessible par une randonnée d’une vingtaine de minutes à travers une rain forest. Il fait un froid de canard et le début du sentier est entièrement givré mais la balade et la cascade s révèlent très sympathiques. Une autre cascade, Purakunui Falls, nous attend un peu plus loin mais elle est moins impressionnante que McLean Falls. 

Nous nous arrêtons ensuite dans un minuscule bourg au seul restaurant ouvert pour nous rassasier. La nourriture est très bonne et à part nous et une autre famille, c’est le vide complet. Retour en voiture pour aller voir Surat Bay, soit disant le paradis des Lions de mer. Mais le temps s’est encore assombri et il se met même à pleuvoir. Cela ne nous empêche d’aller nous balader le long de la plage mais aucun mammifère à l’horizon. Nous nous rabattons sur la recherche de coquillages de paua, le nom maori d’une espèce de mollusques gastronomes dont la coquille est nacrée avec des reflets bleutés. Mais ce n’est de nouveau pas très fructueux. À part Jade qui trouve un joli morceau avec de beaux reflets, rien pour Sophie et moi. 

Nous mettons ensuite le cap sur la dernière destination de la journée : Nugget Point. Une quinzaine minutes de marche depuis le parking en longeant la falaise et nous voila arrivées à un phare perché au bout d’une avancée rocheuse. De là, on distingue un paysage surprenant avec plein de petits rochers érodés par les vagues ressemblant (pour les kiwis) à de petites pépites d’or (“nugget” en anglais). Les falaises autour du phare sont impressionnantes tout comme la vue depuis la plateforme d’observation. Mieux vaut ne pas avoir le vertige. Certains aventureux ou inconscients (c’est comme vous voulez), enjambent les rambardes de sécurité pour descendre sur l’avancée rocheuse pour un instant de médiation. Je ne tente pas le coup. Une pluie torrentielle s’abat sur nous et alors que nous nous apprêtons à repartir nous apercevons des tâches grises sur les rochers en contrebas. Ce sont des Otaries à fourrures ! Une colonie vit en effet dans les parages. Elles sont presque indétectables mélangées à la couleur des rochers. Nous rentrons à Dunedin sous un temps maussade et j’ai un peu l’impression d’avoir survoler les environs sans vraiment prendre le temps de l’apprécier. La région du Dunedin est très belle et malgré mon mois passée à l’explorer et travailler j’ai l’impression d’en avoir découvert qu’une infime partie. 

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22 août 2016

Textes et photographies par Claire Blumenfeld

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