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Jonction

Traces compagnonnes

Mois de Décembre – Janvier
Saison de l’hibernation, de cocon et du temps intérieur.
Entre projets à la pépinière, préparation du prochain compagnonnage et installation dans la Drôme.

Mois de Décembre – Janvier
Saison de l’hibernation, de cocon et du temps intérieur. entre projets à la pépinière, préparation du prochain compagnonnage et installation dans la Drôme. 

Textes et photos par Claire

Travailler à la pépi

Je ne suis pas partie. Ma petite tribu compagnonne s’est envolée et moi je suis restée. Je continue de bosser à la pépinière cet hiver. L’avenir pour moi, c’est ici. Avec François, on bosse sur la préparation du compagnonnage, du nouveau cycle, sur la structuration du programme, sur la réflexion des orientations pour la suite. C’est un temps fait d’échanges, de relationnel. De continuer d’apprendre à se renifler pour savoir comment fonctionner ensemble. 

Le Festival Jardin-Forêt

Courant Décembre à lieu le Festival Jardin-Forêt. Trois jours de conférences, visites et une journée de portes ouvertes à la pépinière. Encore des rencontres. Des liens qui se créent. En direct de la Ruche à Aouste-sur-Sye, pour commencer à explorer un ancrage local plus affirmé. C’est aussi le premier évènement où participe l’asso. La fraichement relancé Asso des Alvéoles ! De très beaux échanges et une magnifique projection-récit « La nature des équilibres » de Sylvain Gouraud sur l’évolution des pratiques agricoles.

Préparer l'implantation dans la Drôme

Aujourd’hui j’ai réceptionné mon chassis. Un chassis agricole d’occasion. Sur lequel viendra se construire une roulotte en Janvier. C’est l’orientation que j’ai prise pour l’année prochaine. Construire une roulotte pour y vivre dedans. Un mois pour construire un nouveau chez-moi. 

Célébrer et Déménager

Fin de l’année. Je rentre dans les Hautes-Alpes, dans mon encore chez-moi, ma petite maison en A, ma Cas’A. Les retrouvailles sont un mélange de joie et de tristesse. La joie de la retrouver, la tristesse de la séparation qui s’annonce. Même si je suis extrêmement heureuse de continuer aux Alvéoles et de rejoindre la Drôme, quitter ma maison est douloureux. Déménager et déconstruire une maison que j’ai construite de mes mains, que j’ai à peine finie, ma première maison, presque comme mon bébé, cela me fait mal. Il y a quelque chose en moi qui pleure, qui souffre de ne pas pouvoir simplement la transplanter dans la Drôme et continuer à ses cotés. Mais je ne peux pas. Je ne peux pas la laisser là, le terrain ne m’appartenant pas et je ne peux pas la transplanter tel quel dans la Drôme, n’ayant pas de terrain. Alors je célèbre les fêtes de fin d’année avec mon compagnon en appréciant chaque instant en son sein et j’attaque les cartons me faisant violence. La déconstruction se fera l’été 2026.

Se lancer dans la construction d'une roulotte

Début Janvier, de retour dans la Drôme, j’attaque avec l’aide de Max et Maéva, la construction d’une roulotte sur mon chassis agricole. Mélange de fatigue à la vue d’un chantier express qui se lance alors que je viens à peine de quitter ma maison et d’excitation à la vue de cette nouvelle aventure. Au sein de l’Asymétrie, atelier partagé à Aouste-sur-Sye, les murs de ma structure se montent en quelques jours.

Vivre à Gigors

En attendant que ma roulotte devienne grande, je vis à Gigors, au bout de la vallée de la Sye. À cheval entre les vallées de la Sye et de la Gervanne. Avec le Saint Pancrace au milieu. Un peu en altitude en bordure du parc du Vercors. Chez les gens qui m’accueillent, la vue est magnifique. Même si les paysages ne sont pas ceux des Hautes-Alpes, le coin est de plus en plus beau à mes yeux. Une douceur émane de ce coin de la Drôme qui calme ma tristesse et ouvre mon coeur s’ancrant petit à petit en moi. 

Aménager une nouvelle serre

En parallèle de bosser sur la construction de ma roulotte, je bosse à la pépinière. Comme si un chantier express n’était pas suffisant ! À la pépinière, c’est chantier aussi. Chantier d’aménagement de la nouvelle serre sur T3 (terrasse 3). Avec François, on continue sur la lancée de Décembre et on met en place les bâches, les espaces intérieurs, des étagères, une grande table de rempotage. Cet espace est un espace de travail en partie dédié au compagnonnage. Enfin un espace qui nous est réservé ! Un des gros points noirs de l’année dernière est en train de se résorber. 

Remplacer la carazine

Deuxième chantier en cours : changer la carazine ! La caravane-cuisine a fait son temps. Il était grand temps de la changer. Alessio, mon compagnon a vendu sa caravane qu’il n’utilise plus à l’asso et nous voilà avec François et Antoine a sortir le tracteur et la mini-pelle pour extraire carazine 1er de son emplacement dans un sol gorgé d’eau. Après une journée entière de multiples manipulations, ornières gigantesques sur le terrain, vitre cassée, la caravane est sortie et remplacée par la nouvelle. Au revoir Carazine I Bonjour Carazine II ! Reste à la caler et à tout aménager à l’intérieur. 

Être en limite

Fin du mois de Janvier. Le compagnonnage commence dans quelques jours. J’ai fait de mon mieux pour finaliser les essentiels du programme, structurer ce que je pouvais, avancer au max sur les aménagements de la pépinière,  mettre en place la nouvelle boutique en ligne de la pépinière et lancer le nouveau site internet de l’asso. Tout en bossant tous les soirs et weekends sur la construction de ma roulotte. Elle n’est pas finie. Comme tout bon chantier qui se respecte, elle a du retard. Cela va glisser sur février et venir s’ajouter à un programme déjà bien chargé. Je suis en limite d’énergie. Perdue dans le tunnel des urgences, à porter la montagne des tâches que je me suis imposée. Le séjour d’intégration, l’ouverture du compagnonnage, va me permettre j’espère, de respirer un peu. J’ai hâte de rencontrer la nouvelle équipe et de changer de dynamique ! Que cette année 2026 soit belle ! 

création des contenus

Les Traces Compagnonnes est un projet de carnet de bord axé sur le sensible réalisé par Claire Blumenfeld.
Avec la participation en 2025 de Tentaculoutre.
Et Léa, Éva, Alex et Basile en 2026.
Dans le cadre du programme Les Compagnon·nes du Vivant
Sur le site de L’Asso des Alvéoles, 26400 Cobonne 
 
Copyright © 2025 – 2026
Tous droits réservés
Merci de ne pas utiliser les contenus sans autorisations

Février 2025

Immersion et début du compagnonnage aux Alvéoles. 

Mars 2025

Entre l’Hiver et le Printemps. Entre questionnements et ressentis.

Avril 2025

Être en recherche d’un rapport corporel sensible au Vivant et faire du vide pour retrouver du sens.

Mai 2025

Relations sensibles, expériences immersives, séjour Erasmus+, parler d’autres langages.

Juin 2025

Voyager au coeur du Vivant, être aligné·e, échanger sur des designs et vibrer intensément.

Juillet et Août 2025

Faire le plein d’échanges avec le Réseau Conseiller·ères et les CCP, s’investir dans l’écosystème Alvéoles, ressentir le Vivant et pondre une surprise musicale !

Septembre 2025

Visiter des forêts-jardins, réfléchir sur réhabiter le monde, observer le lien entre animal et végétal.

Octobre 2025

Dans les couleurs de l’automne, la vie à la pépinière, les relations humaines, les sessions design et les temps de célébration.

Novembre 2025

Le temps de la fin d’un cycle, instants de célébrations et gratitudes. Prendre son envol.

Décembre 2025 – Janvier 2026

L’entre deux. Réflexions sur la pépinière et mise en place du programme pour une nouvelle année. Construction de ma roulotte.

Février 2026

Accueillir une nouvelle équipe. Changer de posture. S’ancrer en Drôme. 

création des contenus

Les Traces Compagnonnes est un projet de carnet de bord axé sur le sensible réalisé par Claire Blumenfeld.
Avec la participation en 2025 de Tentaculoutre. Et plusieurs compagnon·nes du Vivant en 2026.
Dans le cadre du programme Les Compagnon·nes du Vivant.
Sur le site des Alvéoles, 26400 Cobonne 
 
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Tous droits réservés
Merci de ne pas utiliser les contenus sans autorisations
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