Mars 2021 | #éco-construction

Construire une extension en paille porteuse

Premier stage dans le cadre de ma formation en éco-construction. Je retourne pour la troisième fois chez Jules afin de continuer de l’aider sur son chantier. Depuis mon dernier séjour en Février 2021, le toit a été finalisé. Les tuiles de rive et de faitage ont été maçonnées et le terrain à l’arrière de la maison en ruine a été terrassé. La prochaine étape du chantier consiste à construire une petite extension d’environ 30m2 en paille porteuse. Le toit sera plat afin d’accueillir une toiture végétalisée. L’extension servira d’agrandissement au séjour et accueillera une petite cuisine. L’intérieur sera enduit à la terre ou au plâtre et l’extérieur sera fait en bardage.

Je retrouve Jules et son équipe avec plaisir. Le terrassement est fini, ils sont en train de poser les fondations. Nous mettons en place des bandes de goudron sur les fondations toutes neuves afin d’éviter les remontées d’eau. Au dessus vient se fixer la lisse basse avec caissons remplis de paille en vrac. C’est sur cette lisse basse que vont venir se poser les bottes de paille. Une fois les fondations finies, nous attaquons le montage des pré-cadres, qui servent à délimiter les fenêtres et baies vitrées.

Puis c’est le montage des murs. La paille est livrée le lundi matin. Les bottes sont très denses. Cinq volontaires Twiza sont venus filer un coup de main. Le montage du mur en paille se fait très rapidement, en une journée. Monter un mur en paille porteuse signifie que la paille est structurelle. C’est elle qui porte la charpente. Le mur se monte en assemblant les bottes les unes au dessus des autres en quinconce et en les insérant sur des pieux. Il faut bien boucher tous les trous et faire le plus compact possible. Une fois le mur monté, la lisse haute est fixée par dessus, remplie de paille et fermée. Puis les sangles et feuillard textile sont fixés par dessus la lisse haute pour venir compresser le mur. 

Nous montons ensuite la charpente du toit plat et nous remplissons les caissons de chénevotte et ouate de cellulose en vrac. avant de les fermer. Par dessus vient se fixer un pare pluie puis des liteaux pour permettre une lame d’air ventilée fermée par des plaques d’OSB. Pour finir une bâche EPDM est étalée  sur le toit afin de protéger toute la toiture des infiltrations d’eau et d’accueillir par la suite la terre pour les plantes.
Lire mon récit de chantier.