L’ART DU KIMONO

Je marche dans Kyoto les yeux éblouis par les explosions de couleurs et motifs variés déambulant devant moi. Les Kimonos sont de sortie. Obi (ceinture) nouée en de jolis noeuds, Zôri et Tabi (sandales traditionnelles et chaussettes blanches montant jusqu’aux chevilles) et chignons élégants. Téléphones portables et petits sacs à main. Mélange de tradition et de modernité.

Pratique ancestrale originaire de Chine, le port du Kimonos est codifié et aujourd’hui seulement porté lors de grandes occasions. Les femmes portent des vêtements très colorés tandis que les hommes sont plus formels.

Au milieu de tous ces costumes magnifiques, certains sont encore plus impressionnants. Geiko (geishas confirmées) et Maiko (apprenties) attirent tous les regards. La majestuosité de leur kimono et maquillage associé à leurs statut, fascinent. Dans un temple, deux jeunes filles vêtues d’un kimono rouge superbe attirent mon oeil. Elles portent un uchiki brocardé, (sorte de long manteau) avec un tsubo ori (large chapeau de paille autour duquel pend un long voile transparent permettant autrefois de garder l’anonymat).

En ce matin d’Avril, une pluie torrentielle s’abat sur Kyoto. C’est mon troisième jour de visite dans « la ville des traditions ». En l’espèce de ces quelques jours, j’ai plus vu de temples et kimonos qu’en l’espace de cinq mois. c’est éblouissant. Et la pluie n’empêche pas le port du kimono. À l’ensemble s’ajoute un nouvel accessoire : le parapluie. Traditionnel, transparent ou coloré pour un ajout de style.

Marcher dans Kyoto, c’est marcher dans le passé et dans l’esthétisme. Chaque kimono est une oeuvre d’art, vestige de traditions japonaises. Bien que profondément ancré dans la culture, le port du kimono est en disparition. De moins en moins de Japonais possèdent de véritables kimonos et son utilisation est de plus en plus limitée.