Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Mes deux derniers mois en Nouvelle-Zélande

Me voilà donc installée au camping de Trevelyan’s. Six bonnes semaines à empaqueter des kiwis afin de récupérer un peu d’argent en vue de la suite de mon voyage en Asie. Je profite de mon weekend de libre pour faire la connaissance des autres jeunes habitant dans la maison. Une dizaine de personnes venant des quatre coins du monde (Angleterre, Irlande, Italie, Allemagne, Japon, Pérou, Lettonie (et France avec moi)). Certains sont là depuis le début de la saison (début Avril), d’autres viennent, comme moi, d’arriver. La bicoque où nous vivons est une vieille demeure pleine de charme mais qui a du mal à chauffer. Comme c’est le début de l’hiver, il commence à faire sacrément froid. Et malgré la possibilité de faire du feu dans la cheminée, cela ne chauffe que le salon. (Heureusement à force de demander nous aurons droit à des petits chauffages électriques dans les chambres).

Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Kahu Villa - Trevelyans campsite - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Kahu Villa - Trevelyans campsite - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Kahu Villa - Trevelyans campsite - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyans campsite - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyans campsite - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Behind Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld

J’en profite aussi pour aller faire un tour à vélo dans les environs. Visite de Te Puke, le village où est situé Trevelyan’s ainsi que de Papamoa, une longue zone d’habitation longeant la baie. Au bout se trouve le Mont Maunganui, petite colline qui une fois au sommet permet d’avoir une jolie vue sur les alentours. Tauranga, la « grande » ville du coin, s’étale derrière le Mont.

View of Papamoa from Mount Maunganui - New Zealand - © Claire Blumenfeld
A Fantail - Mount Maunganui - New Zealand - © Claire Blumenfeld
A Fantail - Mount Maunganui - New Zealand - © Claire Blumenfeld
A Silvereye - Mount Maunganui - New Zealand - © Claire Blumenfeld
A Fantail - Mount Maunganui - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Lundi matin je commence le boulot. On m’attribue un numéro et m’intègre à l’équipe de Trayliner en D1. Le travail est réparti entre quatre hangars : D1 – D2 – D3 – D4 et D5 qui est l’équipe qui change en permanence de hangars et travaille pendant les jours de repos des autres équipes.

Au sein de chaque équipe se trouve différents postes. Les Trayliners s’occupent d’ouvrir les boîtes en carton, d’ y mettre du plastique à l’intérieur et d’envoyer les boîtes au Packers, de l’autre coté de la ligne où défilent les Kiwis. Il y a différents types de boîtes et de plastiques et il faut être rapide afin que les Packers ne manquent jamais de boîtes. Les Packers s’occupent donc de mettre les kiwis dans les boîtes (les kiwis défilent en permanence sur la ligne et « tombent » à des moments précis pour aller se répartir dans les différentes boîtes). Packer est aussi un travail rapide puisque les kiwis tombent rapidement et souvent en désordre. Il faut donc les remettre en place, vérifier que les stickers sont bien présents et qu’il n’y a pas de kiwis trop mous ou abimés. Une fois les kiwis dans les boîtes, les Stackers s’occupent de coller des étiquettes et d’empiler les boîtes sur des palettes. Au tout début de la ligne se trouve les Graders. Ils s’occupent de trier les kiwis par taille et aussi d’enlever le plus possible les kiwis abimés ou trop mous. (D’autres jobs existent tel que Contrôle Qualité mais n’ayant pas eu l’occasion de les approcher, je ne connais pas en détail leur poste).

Je passe ma première semaine au sein de D1, dans un vieil hangar avec des équipements un peu datés. Je fini ma première journée ne pouvant presque plus bouger. Mon dos est en miette et j’ai un torticolis d’enfer. Étant donné que le travail est rapide et qu’il faut effectuer les mêmes gestes toute la journée, en position debout, mon corps n’a pas supporté. Je me demande un peu inquiète comment de vais faire pour survivre aux six prochaines semaines. Heureusement mon corps s’habituera rapidement à la répétitivité du travail. Rien de bien difficile dans le boulot, il suffit de se transformer en robot. Ce qui est mentalement assez douloureux. Au moins nous faisons des journées de neuf heures, donc je récupère pas mal d’argent. Et nous avons droit à des kiwis gratuits ! (Pendant un mois, nous aurons droit à des Kiwis jaunes, au goût sucré et meilleur puis vers la fin, la récolte des jaunes étant fini, nous aurons droit aux kiwis verts.)

À la fin de la première semaine, la manager nous apprends que l’équipe D1 est dissoute !! En effet D1 n’est ouverte qu’en cas de surplus de kiwis. Apparemment le surplus est fini et l’équipe D1 n’est plus nécessaire. Nous nous retrouvons réparti dans les autres équipes. Je me retrouve en D5, l’équipe qui change constamment de hangar. Je suis un peu déçue de devoir quitter les amis que je m’étais faite en D1 mais c’est comme ça. Au moins, les autres hangars sont sensés avoir des équipements plus récents. Et surtout bye bye Daniele, notre superviseur Trayliner en D1, qui n’était vraiment pas sympathique. L’équipe de Trayliner D5 s’avère nettement plus agréable. Tout le monde s’amuse, même le superviseur, un maori du nom de T.K. D’ailleurs en D5, il y a beaucoup plus de maoris qu’en D1, ce qui est une bonne occasion de pouvoir discuter avec eux.

Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Mes six semaines passent très rapidement, entre ennui et rigolade. Si je récupère pas mal d’argent les deux premières semaines, je déchante rapidement par la suite. À cause d’un mauvais temps persistant et d’une mauvaise saison (due à un Été tout pourri), le ramassage de Kiwi dans les vergers est retardé et les kiwis sont de mauvaise qualité. Du coup fini les journées de neuf heures. Nous faisons des demi-journées et parfois, avons droit à 3 jours de repos par semaine ! Il faut que je me rende à l’évidence, ce n’est pas avec ce travail que je vais me faire des économies pour la suite. Déçue, je passe plusieurs jours à réfléchir à ce que je vais faire. Je n’ai pas envie d’aller en Asie avec à peine 3000$, cela m’obligerait à ne pouvoir y rester que 2 mois environs et à tout précipiter. Du coup, je décide de retourner en Australie avec un visa working holiday de 1 an afin de pouvoir travailler. Les jobs sont nettement plus payés en Australie qu’en NZ et c’est l’occasion de passer plus de temps en Australie (j’y était déjà allé avant la NZ mais seulement 6 semaines ce qui n’est pas très long). Je me lance dans les démarches pour avoir le visa et trouver un travail. Je fini par avoir une réponse positive pour un travail de 5 mois au sein du Arkaroola Resort and Wilderness Sanctuary, un hotel / camping situé dans les Flinders Ranges (Australie Méridionale) au milieu de nul part ! Pas beaucoup de vie sociale mais le moyen parfait de récupérer beaucoup d’argent en peu de temps. (Comme le lieu de travail se trouve au milieu de nul part, la paie est plus élevée). Me voila donc avec un tout nouveau plan pour la suite.

Travailler à Trevelyan’s fut aussi l’occasion de rencontrer pas mal de gens. Comme je l’ai dit au dessus, l’équipe de Trayliners en D5 est ultra relax (l’équipe D5 entière est super cool). Avec Misa, Usa, Naoko, Liam, Aurore, Sebastien, Haarana, Jennie, Marie, Laura, Ricky, Piki, Ai, Pablo, Melisa, José, Sora etc ont essaie de s’amuser le plus possible pendant le travail. Sinon ont risque de venir fous à faire les mêmes gestes toute la journée. Des employés de Trevelyan’s vient aussi régulièrement prendre des photos et tourner des vidéos. Parfois les journées passent rapidement. Parfois c’est l’effet inverse.

Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld

J’en profite aussi pour aller faire ma dernière visite en Nouvelle-Zélande : le tour guidé de White Island, une île volcanique en activité située à 1h30 en bateau de Whakatane (1 heure de route depuis Te Puke). J’y vais avec Lasma, une lettone qui habite dans la maison. La visite est sympathique mais moins impressionnante que ce que j’attendais. À part un casque de protection et un masque pour filtrer l’air, pas d’équipement spécial. Quelques jolies couleurs jaunes et des fumerolles et c’est tout. Pas très exceptionnel. Surtout que j’ai déjà été voir les geysers à Rotorua et que j’ai fait la randonnée sur le Tongagiro où l’environnement volcanique est plus impressionnant. La visite de White Island reste néanmoins une jolie dernière expérience en NZ.

Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Visit of White island with Lasma - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Vers la mi-juin, le travail à Trevelyan’s se finit. Nous avons droit aux mots de remerciement des managers et superviseurs ainsi qu’au visionnage de la vidéo ayant été tourné pendant les dernières semaines. Plusieurs soirées pour fêter la fin et mon expérience à Trevelyan’s se finit. Tout le monde s’en va vers de nouvelles aventures. Malgré le travail très moyen, je suis triste de quitter les lieux et les amis que je me suis fait. Ces six semaines auront au final passées trop vite.

Friends - Tauranga - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Trevelyan's packhouse - Te Puke - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Misa, Usa, Naoko et moi prenons un bus pour retourner à Auckland. Il me reste une semaine en Nouvelle-Zélande ! J’en profite pour faire des achats, passer du temps avec mes amis et changer de coupe de cheveux !

Friends - Auckland - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Friends - Auckland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Puis le dernier jour arrive, le mardi 27 Juin, où j’embarque à bord du Spirit of Singapore, un cargo de marchandise pour rejoinder Sydney. Et oui, j’ai décidé de faire Auckland – Sydney non pas en avion mais en bateau. Mon problème de sinus n’ayant pas été réglé et ne souhaitant pas faire l’expérience de terribles douleurs dans mon crâne lors du vol, j’ai cherché une autre solution. Les gros cargos de marchandise qui parcourent la mer prennent des passagers ! Le prix n’est pas donné mais c’est mon seul moyen de rejoindre l’Australie. J’ai donc réservé une cabine au sein du Spirit of Singapour pour rejoindre Sydney. Trois jours de voyage en mer ! Une nouvelle expérience commence ! Direction l’Australie !

Spirit of Singapore - Auckland - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Auckland port - Auckland - New Zealand - © Claire Blumenfeld
Auckland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

…fin de mon aventure néo-zélandaise!

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