Murchison Mountains - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Première Great Walks : quatre jours de marche sur le Kepler Track

De retour de Queenstown, je passe la fin de semaine dans ma ferme laitière, appréciant mes derniers instants en compagnie des vaches. Soirée barbecue (mon premier barbecue Kiwi) pour célébrer mon départ. Chloé, la petite de 7 mois est sur le point de commencer à marcher à quatre pattes ! Il lui reste quelques heures avant mon départ pour réussir ! Lundi 26 Septembre, Julie m’emmène, accompagnée de la troupe des monstres, des trois enfants, je veux dire, à Te Anau, dans la maison de ses parents, Jill et Alan, où je vais passer la nuit avant de partir faire une randonnée de plusieurs jours sur le Kepler Track. Nous passons faire les achats d’équipements de marche (réchaud, bouteille de gaz, casserole, couverts et location d’un piquet de ski au cas où je rencontre des parties enneigées sur le chemin). Je fais également la razzia du seul supermarché du village pour m’équiper en nourriture pour les 4 jours. Mes habits sont prêts. Reste à tout faire rentrer dans le sac. Deux bonnes heures seront nécessaires pour remplir au mieux possible mon sac. Corned beef et haricots en boîte devront rester à la maison pour faute de peser trop lourd.

Jour 1. Septembre 2016 | 13.8 kilomètres

Me voila donc partie en fin de matinée, Mardi 27 Septembre pour une randonnée de quatre jours. Jill, la maman de Julie, accompagnée d’Isla, Carter et Chloé, me dépose en voiture au départ du sentier, juste à l’extérieur du village au bout du lac Te Anau. Je salue les enfants et me voilà partie, pas mal chargée. J’ai au moins 10 kg sur les épaules.

Le Kepler Track fait parti des Great Walks. Ce sont les grandes randonnées de plusieurs jours les plus célèbres du pays. Elles sont au nombre de neuf réparties dans les différents parcs nationaux de l’archipel. Le Kepler Track est la randonnée la plus accessible de toutes puisque que le départ se trouve à quelques minutes du village de Te Anau.

La première partie de la randonnée est une balade tranquille le long des rives du lac Te Anau à travers une forêt d’hêtres néo-zélandais. Le sol est couvert de mousse et de fougères. Ça ressemble plus à une forêt tropicale qu’à nos forêts d’hêtres français. Il fait un peu nuageux mais ce n’est pas plus mal pour ce premier jour puisque comme ça il ne fait pas trop chaud. Ça n’empêche pas qu’il fait sacrément humide. Une bonne heure plus tard me voila arrivée à Brod Bay, une zone en bord du lac où il est autorisé de camper. Toilettes, éviers et barbecues sont à disposition. Je déjeune sur la plage en appréciant le paysage. Le lac miroite et les rayons du soleil apparaissent parmi les nuages réchauffant l’atmosphère. Pas grand monde dans le coin, c’est d’un calme absolu. De petits oiseaux viennent se poser très rapidement à coté de moi pour essayer d’attraper quelques miettes de mon repas.

Kepler Track - Te Anau lake - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Je repars pour la deuxième étape de la journée, une montée d’environ 800 m jusqu’au dessus de la forêt pour atteindre les prairies montagneuses où se trouve le premier chalet de la balade. Il fait chaud et je souffre un peu. Trois heures d’ascension à travers la forêt sans croiser grand monde. J’apprécie le calme absolu et la mélodie des oiseaux qui accompagne ma progression. Mon esprit vagabonde au rythme de mes pas. Le paysage change doucement. D’une forêt remplie de Silver Beech (hêtre argenté), je passe à une forêt remplie de Mountain Beech (hêtre de montagne) avec encore plus de mousse d’un vert impressionnant (oui il pleut beaucoup dans le coin), pour finalement traverser durant les trente dernières minutes de la montée, une forêt d’arbres couvert de lichens. Très impressionnant.

Après trois heures de montée, j’atteins enfin le haut. La forêt fait place aux prairies d’herbes jaunes et le paysage se fait plus alpin. J’aperçois Te Anau dans le fond et les crêtes enneigées du mont Luxmore que je vais suivre demain.

Une quarantaine de minutes à suivre la crête et à apprécier le paysage et le chalet apparait dans un tournant, à l’abri dans un petit creux. N’ayant pas croisé grand monde, je m’attends à une compagnie d’un maximum de 5 personnes. Mon dieu ! Ça n’est pas du tout le cas. Une trentaine de personne sont déjà présentes et une dizaine apparaitrons après moi !! Alors que la saison officielle (Octobre à Avril) n’a même pas encore commencée, le chalet de 54 lits est déjà presque entièrement plein ! Bon comme c’est un chalet facile d’accès, je me dis que c’est un peu normal. Mais quand même. Un groupe de chinois, des anglophones, des français…

Je m’installe dans le coin le plus tranquille que je puisse trouver (ce qui est tout relatif dans des dortoirs) et descend faire un tour autour du chalet puis prendre mon repas. Un « ranger » en résidence nous fait un discours sur ce qu’il ne faut pas faire dans le chalet et nous informe sur l’état du sentier au niveau des crêtes. Quelques zones sont encore couvertes de neige et demandent de la vigilance. D’autant plus que c’est en zone d’avalanche. Apparement, en écoutant les discussions, la moitié des gens continueraient le sentier et l’autre moitié retournerait à Te Anau. J’espère qu’on ne sera qu’une quinzaine au second chalet parce qu’autant de gens dans les refuges, c’est pas l’idée que je me fais d’une randonnée en montagne tranquille.

Luxmore Hut - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Jour 2. Septembre 2016 | 14.6 kilomètres

Malgré le grand nombre de gens dans les dortoirs, j’ai plutôt bien dormi. Couchée à 10h et réveil à 8h. Longue nuit de repos ! Le matin, la brume a engloutie le paysage. On ne distingue pas au delà d’une dizaine de mètres. Je remballe mes affaires, avale mon petit-déjeuner et me lance sur le chemin. Pas mal de gens semble découragés par le « mauvais temps ». Tant mieux, ça fera moins de gens au prochain refuge. Surtout que le trajet d’aujourd’hui se fait principalement sur les crêtes et qu’apparemment il reste quelques zones avec de la neige.

Je me lance dans la brume en me disant qu’il suffit probablement de monter de quelques mètres pour passer au dessus du brouillard. Le sentier monte pour rejoindre les crêtes. Trente minutes de montée plus tard, la brume se dissipe et je vois apparaitre les sommets enneigés juste devant moi ainsi que les crêtes des Murchison Mountains dans le lointain juste au dessus d’une mer de nuages. Hélas comme il y a un peu de vent, la brume réapparait pour me dissimuler le paysage. Je continue mon ascension entre moments dans le brouillard et apparition du paysage.

Un cirque apparait avec un tout petit glacier et je fais mes premiers pas dans la neige. Effectivement quelques zones du sentier sont couvertes de neige et il faut donc avancer avec prudence. Mais en étant vigilant il n’y a pas de risques. J’atteins la première crête et le paysage devient vraiment aérien. Et surtout, me voila complètement au dessus de la mer de nuages. La vue est fabuleuse. Surtout les crêtes des Murchison Mountains en face de moi (séparées par le South Fjord du lac Te Anau). Les sommets sont couverts de petits nuages qui semblent s’élever dans le ciel. Absolument magnifique.

Je continue ma randonnée sur les crêtes, alternant entre terre et neige et m’émerveillant du paysage. Bien que pour l’instant je ne distingue pas le bas de la vallée, le paysage que je vois, avec la mer de nuages et le haut des montagnes couvert de neige est probablement plus incroyable.

Murchison Mountains - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Murchison Mountains - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Murchison Mountains - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Deux heures plus tard, j’arrive à l’abri d’urgence Forest Burn. La brume s’est presque entièrement levée et les vallées sont maintenant visibles. Le South Fjord du lac Te Anau miroite dans le lointain. Pause repas au niveau du col à coté de l’abri. Un groupe de six Kea (perroquet néo-zélandais) virvolte dans les airs en poussant des cris, ressemblant curieusement à des gémissement d’enfants (je trouve). Les Kea sont des oiseaux très inquisiteurs et bien sûr, ils se posent non loin de moi. Je surveille mon sac derrière moi, parce que je connais leur tactique : un qui attire l’attention en faisant des galipettes pendant qu’un autre s’occupe de mettre en miettes le sac laissé sans surveillance. Je me retourne plusieurs fois : rien. Une quatrième fois : un Kea est posé sur le buisson juste derrière moi ! Je ne l’ai même pas entendu se poser ! Un peu effrayant ! Les autres rappliquent ! Je me dépêche de ranger mes affaires dans mon sac, j’ai pas envie qu’ils me piquent ma bouffe !

Je sors ensuite mon appareil photo pour immortaliser l’instant : six Kea sont posés sur les buissons à un mètre de moi. Ils fourragent à la recherche de graines tout en se rapprochant lentement de moi. Sacrément intéressant. Plusieurs semblent bailler ! Nous échangeons des regards. Se rapprochant un peu trop, je bas en retraite vers l’abri. Vu la taille de leurs griffes et bec, j’ai pas envie de risquer ma chance. Je laisse mes affaires dans l’abri, le temps d’utiliser les toilettes. Je suis à peine rentrée dans les toilettes posées au bord du vide, que les Kea rappliquent ! Ils se posent sur le dessus et j’en vois un qui essaye d’ouvrir la porte avec son bec ! Pareil de retour dans l’abri où je range proprement les affaires dans mon sac : ça fait les zygotos sur le toit (ils sont sacrément bruyants quand ils marchent sur de la tôle !), ça vient jeter un coup d’oeil par la porte, ça lance des petits cris. Quand je ressors de l’abri, ils sont tous là, les yeux rivés sur moi. Je m’excuse de les laisser là, mais les mecs, faut que j’y aille. Ils sautillent à ma suite sur les premiers mètres puis me laissent continuer mon chemin.

Friendly Kea - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Les deux heures suivantes sont extrêmement aériennes puisque le sentier longe la fine crête des montagnes Kepler. Le paysage est grandiose, mais la brume s’est transformée en nuages qui obstruent par moment le soleil. À part ça, rien à dire, la ballade est superbe. Tous les 200m se trouve des pièges pour attraper les animaux nuisibles avec le slogan « Challenge Kepler ». (Le soir au refuge, je comprendrais la signification du slogan : tous les ans en Décembre, se tient la course « Challenge Kepler » où les participants parcourt les 60km du sentier en courant ! Sacré challenge, c’est le cas de le dire !! Chaque billet de participation acheté sert à financer l’achat et l’entretient des pièges disposés le long du chemin. En NZ le plus gros prédateur des oiseaux natifs est l’hermine).

Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

J’arrive au second abri d’urgence d’où commence la descente dans la Hanging Valley où se trouve le second refuge. La première partie de la descente se fait sur la crête et ça descend sacrément à pic ! Y’a même des escaliers en bois dans les zones trop compliquées ! Mieux vaut ne pas avoir le vertige, ça descend vertical des deux cotés. Le soleil tape fort. J’atteins la seconde partie de la descente où je laisse (avec regrets) la crête derrière moi pour continuer ma descente dans la forêt.

Comme hier, mais cette fois-ci en sens inverse, je descends d’abord à travers une forêt couverte de lichen, puis mousse puis fougères. J’apprécie l’ombre des arbres mais mes genoux et cuisses commencent à fatiguer. Petite pause où je me retrouve nez à nez avec un Tomtit (ou Miromiro de son nom maori) à quelques centimètres de moi. Il virevolte autour de moi mais se laissera tirer le portrait. Superbe tout petit oiseau avec une gorge jaune. Plus bas, ce sont des Rifleman, le plus petit oiseau néo zélandais, 8 cm, vert et sans queue qui apparaissent devant moi ! La chance ! Par contre, ceux-là sont beaucoup plus difficile à prendre en photo ! Je continue ma descente accompagnée du tit tit des Rifleman.

Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Friendly Tomtit - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

La descente semble n’en plus finir. Au moins la traversée de la forêt est belle. La mousse et les fougères sont splendides. J’arrive enfin vers 6h du soir au chalet Iris Burn Hut, situé dans une prairie. Le lieu est très sympathique. Il y a une zone pour camper juste à coté et une petite rivière à l’eau verte avec une petite plage de galets à une centaine de mètres. Superbe endroit. Et cette fois seulement 5 personnes sont déjà présentes quand j’arrive et seulement 8 personnes arriveront après moi. Soirée tranquille, seulement dérangée par la présence des Sandflies (mi-mouches, mi-moustiques), bien décider à festoyer de mon sang et je vais me coucher accompagner du ouhh ouhh du Morepork (hibou néo-zélandais) qui lui, commence sa journée.
Iris Burn Hut - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Jour 3. Septembre 2016 | 16.2 kilomètres

Réveil et petit déjeuner tranquilles avant de mettre le cap vers une cascade à vingt minutes du chalet. La plupart des randonneurs sont déjà partis, l’ambiance est paisible. Je remonte la vallée jusqu’à arriver à la cascade, très jolie, se déversant dans une eau aux reflets verts. Un petit arc en ciel embellit la scène. Retour au chalet, où cette fois-ci je reprends le chemin pour me rendre à ma prochaine étape : le chalet Moturau sur les rives du lac Manapouri à environ 16km d’ici.

La ballade de la journée, se fait principalement dans la forêt. Avec quelques alternances pour des passages dans des marécages ou des prairies. La forêt est extrêmement belle. Le sol est tapissé de mousses et de fougères d’un vert incroyable et les arbres sont couvert de lichens. Des arbres tombés lors des tempêtes ou tout simplement à cause de l’âge, recouvrent le sol de la forêt et même parfois le chemin ! J’ai du enjamber au moins une dizaine de troncs obstruant le chemin ! L’ensemble fait vivant, luxuriant, vieille forêt primaire et surtout, à part le sentier, l’ensemble semble intouché par l’homme. Court passage à l’air libre dans une zone où un gros glissement de terrain à eut lieu en janvier 1984. Cela me permet d’apprécier le paysage de la vallée et les nuages sur les sommets des montagnes qui m’entourent.

Waterfalls - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Iris Burn Valley - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

À part ça, ce sera 5h de ballade tranquille dans la forêt. Le paysage se ressemble et est forcément moins impressionnant que sur les crêtes mais la beauté de la forêt et le chant des oiseaux rendent l’ensemble très agréable. Vers 15h, j’arrive enfin sur les rives du lac Manapouri au niveau de Shallow Bay, une petite baie un peu en retrait du lac principal. Pause sur les rives pour me reposer avant d’atteindre le chalet. Mauvaise idée !! Les Sandflies se jettent sur moi en un nuage assoiffé de sang. Je repars à toute allure. Une quarantaine de minutes plus tard, le chalet apparait sur les bords du lac et je retrouve quelque uns de mes compagnons avec qui je voyage depuis déjà deux jours. La pluie se met à tomber une vingtaine de minutes après mon arrivée. Cela n’empêche pas un superbe couché de soleil avec les nuages teintés de rouge. Dans le fond, je vois une grosse masse nuageuse teintée de sombre approcher de seconde en seconde. Un bon gros orage va s’abattre pendant la nuit j’ai l’impression. Et effectivement une pluie torrentielle accompagnée d’éclairs s’abat sur le chalet pendant au moins trois heures. Je suis bien contente d’être à l’abri.

Shallow Bay - Manapouri Lake - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Shallow Bay - Manapouri Lake - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Shallow Bay - Manapouri Lake - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Jour 4. Septembre 2016 | 17.5 kilomètres

Le lendemain, je me réveil dans un dortoir rempli de gens ! Environ six personnes sont arrivés pendant la nuit ! Ils ont du se faire tremper par la pluie parce que leurs vêtements et sacs sont accrochés au dessus du poêle dans la salle commune. Petit-déjeuner rapide pour partir pas trop tard. La dernière partie de la ballade pour retourner au point de départ se fait normalement en 4-5 heures. Il fait gris. Je fais un détour pour aller voir une petite hutte située dans un autre coin de la baie. L’endroit est superbe. La hutte ne contient que 4 lits mais j’ai l’impression qu’il est possible de venir camper. Je reviendrais probablement passer un weekend. En bordure du rivage, des oies sauvages discutent avec des canards dans un concert de coin coin.

Shallow Bay - Manapouri Lake - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Je continue dans la forêt et les marécages. C’est la partie la moins belle du sentier, je trouve. D’autant plus que toute une zone du chemin qui se trouvait en bordure d’une gorge s’est écroulée. Un nouveau sentier à donc était créé il y a pas longtemps mais cela a été fait à la machine (pelleteuse ou autre je suppose) et on voit les fougères et arbres abimés en bordure du sentier. Cela n’est pas très beau. La rivière Waiau coule dans la gorge en contrebas. Celle-ci a servit de décor pour la fin de La Communauté de l’Anneau (premier film du Seigneur des Anneaux) lorsque les Uruk-hai chassent les membres de la Communauté le long des rives du fleuve Anduin ! Effectivement les eaux très vertes du fleuve me rappellent des souvenirs du film mais la partie que je vois n’est pas des plus jolie. À mon avis, le lieu du tournage se trouvait plus en amont du fleuve. J’arrive deux heures plus tard à Rainbow Reach où se trouve un parking. Le Kepler Track peut également se commencer ou se finir depuis ce parking. Moi je continue dans la forêt pour finir complètement ma boucle et atteindre mon point de départ au niveau du Kepler Track parking à 2-3 heures de là.

La dernière partie me semble bien longue. Faut dire que mon sac pèse sur mes épaules et que le temps gris n’arrange pas les choses. Deux bonnes heures plus tard, je vois apparaître avec soulagement les bordures du lac Te Anau. J’ai complété la boucle ! Les 60km environ du Kepler Track ! Il est 2h30 et je n’ai toujours pas mangé. Je me pose dans un coin tranquille en bordure du lac pour une pause déjeuner d’une heure. Les soleil apparait enfin par moment et « seulement » une vingtaine de Sandflies viennent m’embêter. Un hydravion fait des cabrioles sur le lac.

Entry/Exit - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Un peu reposée, je repars pour la dernière étape de ma randonnée, un petit « plus ». Contrairement à l’aller où Jill, la maman de Julie m’a déposé au parking, j’ai décidé de rentrer à pied à Te Anau. Un sentier longe le lac et indique : Te Anau Visitor Center : 1 heure. Parfait. Je longe le lac en appréciant les rayons du soleil et en m’émerveillant de la vue des montagnes enneigées dans le lointain. J’arrive au Visitor Center où j’appelle Alan, le papa de Julie qui travaille au Lakeview Holiday Park (le même Holiday Park où je vais commencer à travailler à partir de lundi). Il est en train de nettoyer et repeindre les navettes du camping. Je dépose mon sac avec bonheur dans sa voiture et il me ramène à sa maison où je vais passer le weekend avant « d’emménager » au Lakeview Holiday Park dimanche.

Te Anau - Kepler Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Au final, le Kepler Track s’est révélé être une superbe balade malgré une petite déception le dernier jour. Le deuxième jour sur les crêtes est de loin, pour moi, le meilleur et le plus impressionnant. Je regrette juste que cela est été si court. À mon avis, ma prochaine grande randonnée, ce sera le Routeburn Track, une autre Great Walks située pas très loin de Te Anau d’une durée de trois jours, avec deux jours et demi sur les crêtes.

Fin.

 

_ informations

Résumé : Le Kepler Track est une des neuf Great Walks pour découvrir la nature néo-zélandaise. Trois / quatre jours de randonnée sur les berges des lacs Te Anau et Manapouri et sur les sommets des montagnes Kepler.

Location : Île du Sud. Le départ et la fin de la randonnée se font sur les rives du lac Te Anau dans la région du Fiordland.

Durée : De une journée à quatre jours, dépendant de votre condition physique et du temps que vous voulez passer sur le sentier. Les athlètes peuvent faire le trajet en une journée !

Distance : Une soixantaine de kilomètres. C’est une boucle.

 

_ dans le coin

View of Lake Mackenzie - Routeburn Track - Fiordland - New Zealand - © Claire Blumenfeld

Routeburn Track

Deux jours de randonnée à travers les crêtes des montagnes du Fiordland et de magnifiques lacs. C’est probablmenet la plus belles des trois Great Walks de la région.

kepler_4_web

Milford Track

Une balade de trois jours à la découverte de la forêt d’hêtres néo-zélandais dans une des vallée les plus étroite du Fiordland.

_ carte

Map of New Zealand - Outline by FreeVectorMaps.com

_ à propos

Récits de randonnées est une lettre d’amour à la nature, à la marche à pied et au camping. Et à tout ce que cela entraîne : caprices du temps, courbatures et touristes bruyants sur les sentiers.

_ copyright

L’intégralité des photos publiées dans cet article sont mes créations. Elles ne sont pas libres de droits. Merci de ne pas les utiliser sans autorisation préalable.

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