Pour mon dernier jour de travail, le Jeudi 31 Mars, TYK a organisé pour moi, une excursion d’une journée à Kyoto ! Visite de plusieurs temples pour aller apprécier les cerisiers en fleurs, repas dans un restaurant de haute gastronomie japonaise et spectacle de danse par les Geishas sont au programme ! Suivi d’un repas pour célébrer mon départ avec les dirigeants de TYK à Tajimi le soir ! C’est donc assez excitée que je rejoins Kaku-san qui m’accompagne durant cette journée au programme chargée !

Nous prenons plusieurs trains pour rejoindre Kyoto, dont le Shinkansen, que je prends pour la première fois ! (Comme vous allez le voir à la lecture de cette article, je vais expérimenter beaucoup de première fois au cours de cette journée). Le très long nez de l’appareil n’est pas à son avantage. Cela a beau être pour des questions aérodynamique, ça n’est vraiment pas très joli. L’intérieur ressemble à un avion mais avec plus de place : des hublots arrondis, des sièges inclinables avec tablette, des rangées de sièges numérotées, des éclairages au néon. À cela s’ajoute un flux d’informations qui défile aux deux bouts du wagon. Il informe bien sûr, sur les arrêts, mais aussi sur la météo, sur les news, sur l’état des sociétés et compagnies du Japon… Vers 9h30, nous voila arrivées à Kyoto. À peine débarquées, nous rencontrons Mr. Matsumura, notre chauffeur de taxi pour la journée. Première fois dans un taxi japonais ! C’est confortable. Mr. Matsumura semble être content de me rencontrer. Il me dit qu’il a fait un an de français lors de ses études. Démonstration des quelques mots qu’il connaît et en voiture Simone !

 

Notre première destination était sensée être le temple Daigo-ji à 20minutes en voiture du centre de Kyoto. Mais Mr. Matsumura nous indique que le planning est trop serré et qu’il vaut mieux aller visiter les jardins du Palais Impérial. C’est plus proche et c’est « The number 1 place in Kyoto to see the cherry blossom » dixit notre chauffeur. Les jardins font 51 hectares et hébergent le Kyōto-gosho (palais impérial de Kyoto) qui servit de résidence officielle à l’Empereur jusqu’au début de l’ère Meiji, en 1868. Effectivement le lieu est très beau. Nous longeons l’enceinte du palais (visitable seulement sur réservation préalable) et arrivons dans un coin du jardin regroupant plusieurs magnifiques cerisiers en fleur. Plusieurs espèce de cerisiers cohabitent pour des variations de couleur du blanc pur au rose presque vif. Les cerisiers pleureurs (aux branches qui tombent) sont impressionnants. Tout un tas de gens sont venus s’extasier devant cette beauté fragile.

Cherry blossom - Imperial Palace Gardens – Kyoto – © Claire Blumenfeld

 

 

 

À peine fait le tour du parc qu’il faut repartir. Déjeuner à 11h30 dans un restaurant de haute gastronomie japonaise ou Kaiseki. Il s’agit d’une cuisine où l’harmonie des goûts, de la texture, de l’apparence et des couleurs est recherchée. En général une dizaine de plats composent un repas. Kaku-san et moi nous retrouvons dans une « chambre » avec vue sur le petit jardin zen, autour d’une grande table ronde où une dame en kimono nous apporte les différents plats les uns après les autres. Que du poisson au menu et beaucoup de choses que je n’ai jamais mangé, pour des saveurs intéressantes mais un peu étranges ! Nous commençons par un tofu vert, suivi de sashimi (thon rouge, saumon et autre), puis une sorte de soupe de légumes et de chair de crevettes, des sushis avec notamment un escargot de mer et un petit poulpe. J’hésite un peu sur l’escargot et le poulpe mais c’est l’occasion ou jamais. Le poulpe passe sans problème, l’escargot un peu moins. Drôle de texture. Nous continuons avec des tempura (beignets frits) de légumes et de crevettes, puis une sorte d’omelette à base d’anguille, riz et soupe miso, pour finir sur un dessert qui tranche avec le reste puisqu’il fait très européen : gâteau gélatiné avec fraises, pamplemousse blanc et crème. Un délice.

 

Un peu limite sur le planning, nous repartons à toute vitesse afin de rejoindre le théâtre : Kamishichiken-kaburen-jo. C’est qu’il ne faut pas rater le clou de la journée : le Kitano Odori. Évènement à ne pas rater à Kyoto à la fin du printemps, le Kitano Odori est un spectacle de danse traditionnelle et de théâtre effectué par les Geishas de Kyoto. Geiko (geishas confirmées) et Maiko (apprenties) exécutent trois fois par jour pendant deux semaines, des danses accompagnées d’instruments traditionnels comme le shamisen (luth à long manche d’origine chinoise) ou le koto (longue cithare). Nous arrivons 2 minutes avant le début ! J’ai à peine le temps d’apprécier la salle avec de jolies lanternes rouges, que le spectacle commence. La première partie ressemble beaucoup au Kabuki que j’ai vu à Tokyo en Novembre dernier. Un peu trop théâtral pour moi. La deuxième partie n’est que de la danse. Pendant une trentaine de minutes, une quarantaine de geishas effectuent plusieurs numéros de danses traditionnelles dans des costumes somptueux. (Comme les photos n’étaient pas autorisées, je vous ai trouvé une vidéo sur youtube). Superbe spectacle !

Kitano Odori - Kamishichiken-kaburen-jo Theater – Kyoto – © Claire Blumenfeld

 

Après le spectacle Kaku-san et moi rejoignons Mr. Matsumura qui nous emmène voir le temple Kitano Tenman-gu juste à coté du théâtre. Nous tirons l’Omikuji (divination) mais je tombe de nouveau sur des prédictions pas très bonnes. Après celles tirées avec Kanji-san quelques jours plus tôt, cela commence à devenir inquiétant ! J’accroche mon papier comme il faut pour essayer de contrer le mauvais sort.

 

 

Mr. Matsumura nous ramène ensuite à la gare où j’achète des Omiyage (cadeaux/souvenirs) pour les gens de TYK. Spécialités de Kyoto : Namayatsu hashi : fin gâteau à la pâte de riz fourrés à la pâte de haricots rouges et ayant divers goûts (chocolat, thé vert, fleurs de cerisiers…) et brochettes de dangos aux goûts et couleurs différents.

 

Le retour à Tajimi est tranquille, Kaku-san et moi piquons du nez, fatiguées par la journée. Nous nous séparons à la gare, Kaku-san ne pouvant pas assister à la soirée. Je la remercie chaleureusement et embarque dans un petit bus où se trouve les directeurs du centre R&D : Koike-san et Takayama-san ainsi que d’autres personnes de TYK et Mrs Okamoto (la dame s’occupant du dortoir). Nous arrivons à un restaurant où une grande salle à était réservée rien que pour nous. Une longue rangée de petits tables individuelles sont alignées les unes à coté des autres. Une quarantaine de convives sont prévus ! Repas traditionnel au menu. C’est peut être un peu trop, tout ça pour moi. Mr. Ushigome (le président) arrive et tout le monde s’assoit. Je suis assise à coté de lui. Kanji-san est présent lui aussi ! La soirée se déroule finalement dans une ambiance très sympathique. J’échange beaucoup avec les différents convives et Mr. Ushigome. Aidé par le saké, les langues se délient et l’habituelle retenue des japonais disparait peu à peu. Nous finissons la soirée (petit groupe d’une dizaine de personne : surtout des gens du centre R&D) au Karaoké ! Encore une première pour moi ! C’est l’occasion d’apprécier (ou non) les performances musicales de chacun. Je leur chante « la vie en Rose » d’Edith Piaf. L’ambiance est bon enfant et à la plaisanterie. J’apprécie au maximum ces derniers moments avec les gens de TYK, avec un petit sentiment de regret de ne pas les avoir connu comme ça, plus tôt. Kanji-san me ramène ensuite au dortoir où je m’endors avec pleins de souvenirs et une nouvelle vision des gens de TYK.

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