Chamonix - France - © Claire Blumenfeld

Un Novembre un peu gris

J’ai été un peu silencieuse ce mois de novembre, tout d’abord parce que je suis en train de refaire mon site avec un tout nouveau design magnifique! Mais cela prend beaucoup de temps.
Et aussi parce que malgré tous mes efforts, je me sens toujours un peu déprimée. Je me sens légèrement fatigué, triste et pas très motivée. Cela pourrait être lié à la météo. L’hiver est presque arrivé et les jours sont de plus en plus nuageux et gris.

Mais je pense que c’est lié aux gens. À mes interactions avec les autres. Je me concentre de plus en plus sur la méditation, le yoga, l’Ayurveda, j’apprends à voir la réalité telle qu’elle est et non comme je le veux, à accepter les émotions et la solitude. Mais j’ai cette sensation de vide à l’intérieur qui me tue chaque jour un peu plus. Ou pas vraiment de vide. Plus de déception gigantesque. Envers les gens.

Les autres. Me. Déçoivent. Toujours.

Même les personnes que je pensais être « mes amis » (ou pas vraiment mes amis plutôt des bons collègues) ou des personnes qui, je pensais, avaient une vision du monde légèrement similaire à la mienne, me déçoivent.

J’essaie d’accepter tout cela. J’essaie d’abandonner mes attentes toujours trop élevées. Mais le sentiment de déception et de solitude qui avait un peu diminué au cours des mois précédents revient. Au grand galop.

Un exemple: je n’aime pas faire la fête. Je n’aime vraiment pas ça. Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas. Parler sala bla pendant des heures avec des gens bourrés m’ennuie énormément. Ce n’est pas pour moi. Lorsque je cède à la pression des autres et que j’assiste à une fête, je me sens toujours comme une étrangère, je ne m’amuse pas et je suis systématiquement déçue du comportement des autres. Alors j’ai décidé de ne plus faire de fêtes. Il n’y a aucun intérêt. C’est une perte de temps gigantesque.
Alors pourquoi, quand je vois mes collègues organiser ou aller à une fête sans même me demander d’y participer, je me sens si seule. Et je méprise ce sentiment qui me traverse chaque fois que je les vois, cette envie de les accompagner. Je sais qu’il n’y a absolument aucun intérêt pour moi d’aller avec eux mais une part de moi voudrais bien les rejoindre. POURQUOI ?

Parce que je manque de contact humain? Probablement. Mais ce qu’il me manque c’est un bon contact humain. Des gens avec qui je peux avoir une vraie conversation. Des gens qui me poussent à être le meilleur de moi-même. Des gens qui sont comme un soleil ardent. Mais apparemment, ce type de personnes est très rare. Parce que je ne les rencontre jamais.

Donc, j’ai cette grosse « blessure » dans mon cœur dont je ne connais pas encore l’origine que j’essaie de guérir mais qui ne guéris pas.

Et ce qui m’irrite encore plus, c’est que je sais que si je supprime cette couche de sentiments lourds, je suis heureuse. Je suis vraiment heureuse. Le lieu, Chamonix, les montagnes sont absolument incroyables. Les meilleurs moments de la semaine sont généralement ceux où je pars en randonnée. Malgré la douleur physique et les conditions météorologiques, je me sens si heureuse. Je passe des heures à regarder la perfection des montagnes, la beauté de la nature.

Il y a trois jours, je suis allé faire une randonnée sur le domaine skiable des Houches. J’ai suivi la crête et j’ai grimpé à un petit sommet. C’était l’une des plus belles randonnées que j’ai faites. Personne, la neige, le silence, un temps parfait, les montagnes tout autour. J’ai mangé sur la crête, me perdant dans tous les détails du sommet du Mont-Blanc juste devant moi, la caresse du soleil sur ma peau. Ce moment, ce moment parfait était un moment de plénitude. J’aurais pu rester là pour toujours.

J’ai souvent ressenti ce sentiment pendant mon voyage. Mais c’est particulièrement fort ici, à Chamonix. Je sais donc que je suis au bon endroit. Et la vie est, soyons honnête, plutôt bien Le travail, loin d’être parfait, est bien meilleur que beaucoup d’emplois que j’ai fait auparavant. Alors arrêtons de se leurrer, je suis heureuse ici. Mais pourquoi ai-je le sentiment de prendre plaisir à être déprimée et à me plaindre tout le temps?

Alors oui, c’est mon état d’esprit en ce moment. Je voudrais bien l’améliorer mais je ne sais pa strop comment. Du coup j’écris.

Chamonix - France - © Claire Blumenfeld
Chamonix - France - © Claire Blumenfeld
Chamonix - France - © Claire Blumenfeld

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